“ Mais Antonio, le jour où le peintre du roi fait son portrait, est visiblement fier de poser, il se raidit, il flamboie, et il est heureux aussi de tenir par le collier la grande chienne noire tachetée de blanc. La bonne bête, qui ne ferait qu'une bouchée du nain glorieux, reste bien tranquille auprès du petit bonhomme. Au fond, il y a peut-être quelque chose de plus que la curiosité d'un désœuvré dans le goût de Philippe IV pour les nains et les monstres, peut-être une obscure sympathie. ”
Résumé
“Velasquez”, est une œuvre de Gustave Geffroy. Des thèmes tels que Velasquez, Philippe IV ou le portrait y sont abordés.
Citations de Velasquez (Gustave Geffroy)
“ Rembrandt ouvre sur la rue la porte de son atelier, un rayon de soleil entre, traverse les ténèbres, la rumeur de l'humanité entre aussi, appelle l'artiste qui s'en va libre par la foule. Titien est le doge mystérieux et tout-puissant de la peinture, il laisse l'autre épouser la mer et prend pour lui la lumière. Velasquez, tout frémissant de son art, enveloppé jusqu'aux yeux dans le sombre manteau de sa dignité, frappe discrètement à la porte de l'intendant du palais pour lui demander ses gages en retard, — un acompte. ”
“ Il nous a légué une œuvre d'histoire grandiose, mais quelle autre histoire complexe, variée, singulière il aurait laissée s'il avait été son maître, au lieu d'être attaché au service du maître Philippe IV ! Parmi les peintres de l'Espagne, il est une exception. Alors que les autres ne sont même pas Espagnols, tous à la remorque de quelqu'une des écoles de l'Italie, ou de quelque maître italien de Florence ou de Venise, de Rome ou de Naples, lui, il dépasse l'Espagne, il est homme et il est humain. Il devine et adore la nature au-dessus des écoles et des modes. ”
“ Il n'y change rien, le nomme Ménippe, comme aurait fait Shakespeare peintre. Il aurait pu le nommer Diogène. Tel qu'il est sorti de ses mains, c'est un vagabond philosophe en manteau noir, en jambières de cuir fauve, un ancêtre du Thomas Vireloque de Gavarni. Il a auprès de lui une cruche et un livre. Il sourit dans sa barbe de bouc, il penche la tête, regarde le spectacle humain de ses yeux clairs et railleurs. ”
“ Précisément, quand on a en soi cette force d'esprit, cette vision qui domine et pénètre la nature, on voudrait tout connaître et tout dire. Velasquez fut certainement ainsi. Chaque fois qu'il peut s'échapper de sa geôle, faire œuvre de choix personnel, il se montre le peintre de la vie populaire, avec la Forge de Vulcain, les Buveurs, les Fileuses, et parmi les mannequins royaux, doués par lui d'une existence si extraordinaire, il dresse des vagabonds philosophes tels que l'Ésope et le Ménippe. ”
“ LE NAIN EL PRIMO (Musée du Prado. Madrid) c'est la merveille de la peinture qui cache sa force sous la plus légère, la plus aérienne des harmonies. On a chargé aussi Velasquez de travaux de réfection et de retouche, trois portraits commandés pour la décoration du Buen-Retiro : Philippe III; Marguerite d'Autriche, sa femme ; Isabelle de Bourbon, première femme de Philippe IV. Velasquez n'a pas vu les personnages, et il y a eu collaboration pour ces portraits, mais Velasquez les a refaits et l'on retrouve dans les formes le sens des proportions, dans la couleur les harmonies qui sont à lui. ”
“ Si ce visage aux yeux subtils, à la moustache de matamore dessinée en virgule sur la joue hâlée, si cette physionomie rusée et dure est admirablement caractérisée, le mouvement du cavalier est aussi vrai et étonnant que celui du petit Baltasar. Ici, c'est un homme corpulent, bien en selle, le bout de la botte sur l'étrier, qui tressaute au galop d'un alezan. Le cheval est de satin brun, l'homme est de métal noir. ”
“ On ne saurait trop payer un Velasquez de cette rareté, et Vénus a bien fait d'aller cacher sa nudité ailleurs qu'à l'Alcazar. Le sol de l'Espagne, où braisillent toujours les tisons de l'Inquisition, aurait brûlé ses pieds blancs, sinon le reste. C'est une rareté, non seulement dans l'œuvre de Velasquez, mais dans toute l'École espagnole, absolument inféodée à l'École italienne pour les sujets inspirés de l'Ancien et du Nouveau Testament. On y compte d'innombrables Christ, vierges, saints et saintes, patriarches, docteurs et martyrs, mais les Vénus sont absentes ! ”
“ Si un imperceptible sourire d'ironie fait frissonner parfois sa moustache cavalière, c'est qu'il a été distrait un instant. Il a cessé, pendant la durée d'un éclair, de regarder devant lui, autour de lui, de fouiller, de noter, de voir, de comprendre. Une vision s'est interposée, tristement risible, quelque chose qui ressemble à ces pauvres bouffons, qu'il peindra si bien. Cette vision, c'est sa destinée. Molière souriait de cette façon-là. Il porte fièrement la livrée, mais il sert. Les barreaux de sa cage sont dorés, mais ce sont des barreaux. ”
“ Ce n'est pas, en effet, un tableau, c'est la vie prolongée. Quand on franchit le seuil de la petite salle du Prado où les Menines sont placées au ras du sol, on a l'impression obsédante que les personnages sont là, dans le même air que le spectateur, qu'il n'y a pas de solution de continuité entre l'atmosphère de la chambre et l'atmosphère de la toile. On ne regarde pas sans émotion l'artiste d'une telle oeuvre : il est là devant nous, à son travail, il montre son visage austère, triste, vieilli. Nous sommes en 1656. Depuis 1623, Velasquez n'a pas quitté l'Alcazar. ”
“ Cet artiste parvient à faire respirer, palpiter, sourire même parfois les pauvres infants, bambins anémiés, décolorés, gâtés, asphyxiés, qui ont l'air, non pas de vivre, mais d'être rappelés à la vie par le génie du peintre. ”
“ Le pauvre Enfant de Vallecas est d'une observation plus simple : assis en avant d'un paysage, vêtu de drap vert d'une souplesse, d'un molletonneux sans pareils, un jeu de cartes dans ses mains d'infirme, les yeux miclos, ou plutôt mal ouverts dans sa chair maladive, la bouche ouverte, le front déformé, les jambes et les pieds enflés, c'est l'idiot qui rampe, sautille, chantonne, balance la tête, par les couloirs, les escaliers et les cours du palais. Le Fou de Coria, en costume vert olive, en grande collerette et poignets de dentelle, est aussi déserté par l'intelligence. ”
“ Sans fracas, sans trompe-l'œil, sans imitation servile, par la seule ambiance, le seul contact des couleurs avec l'atmosphère, Velasquez réalise la vérité d'art des chairs et des costumes. Mais c'est assez de chefs-d'œuvre. Philippe IV mande une dernière fois son « Aposentador » et l'envoie mourir de fatigue. Velasquez, surmené par l'organisation des fêtes de l'Ile des Faisans, pour le mariage de Marie-Thérèse avec Louis XIV, succombe à la tâche. Il rentre à Madrid, s'alite et meurt. Il a soixante et un ans. ”
“ Il faut tout son génie pour que les tableaux qu'on lui commande représentent autre chose qu'un pourpoint brodé, une collerette, une cuirasse, des bottes fauves, des bas de soie : une nature morte. Son prodigieux talent nous fait deviner sous ces étoffes, sous ces objets, des créatures animées d'une vie obscure, mais réelle, incontestablement. ”
“ Il revoit la vraie lumière. Un homme passe, drapé d'un vieux manteau, un feutre crasseux sur l'oreille, et Velasquez trouve qu'il est aussi beau qu'un saint Pierre ou qu'un vieil œgipan. Titien, Véronèse, lui trouvant de l'allure, une belle barbe, auraient jugé qu'il pouvait poser convenablement un apôtre batailleur, à condition d'atténuer, d'escamoter ce que le modèle a d'un peu « canaille ». Velasquez voit la flamme de son regard, le sourire cynique de sa bouche, devine la pensée qui bouillonne et pétille sous ce front bossué, derrière ces yeux phosphorescents. ”
“ Cela vaut le voyage : un tableau de Velasquez à peu près inconnu, puisqu'il faisait partie d'une collection privée, avant d'entrer en 1906 à la NationalGallery. L'histoire de cette Vénus au Miroir a été contée par le regretté Paul Lafond, conservateur du musée de Pau, érudit de l'art espagnol. C'est dans le Bulletin de l'art ancien et moderne qu'il a publié l'état civil de ce tableau, longtemps dans l'obscurité, aujourd'hui en pleine lumière. Ce qui a sauvé la Vénus au Miroir, c'est qu'elle passa du Prado au palais d'Albe LES FILEUSES ”
“ L'une, au milieu, tout à fait dans l'ombre, ramasse sur le sol des bribes de laine parmi lesquelles un chat sommeille. Celle qui tient la quenouille allonge sa jambe nue auprès de son rouet, elle est à moitié dans la lumière, à moitié dans l'ombre : son visage est sombre, sa jambe est lumineuse. ”
“ Bien qu'il fréquentât des hommes tels que Calderon de la Barca, Moreto, Lope de Vega et Quevedo, Velazquez n'avait sans doute aucune prétention d'écrivain lorsqu'il rédigea son Mémoire : c'est le langage d'un peintre qui émet avec enthousiasme, en se servant des termes du métier, son opinion sur des peintures qu'il admire. ”
“ Il regarde le peintre de ses yeux louches, il rit, se frotte les mains. Velasquez aussi le regarde et le voit. Un quatrième, Sébastien de Morra, bariolé de vêtements, assis par terre, ses courtes jambes en raccourci, montrant ses semelles, pose devant le peintre en l'observant d'un regard fixe. Il a le front bas, le nez de travers, la moustache en croc, la barbe étalée, les poings fermés appuyés sur sa ceinture, l'air dur et obtus. Il est fort, râblé, musclé. A-t-il envie de bondir sur ce beau cavalier qui est debout devant lui ? ”
“ Dans un autre passant, il devine un Esope, un visage pâle, fatigué, douloureux, méditatif, une épave que la vie a roulé dans ses flots violents et qui n'a plus rien que sa robe de bure, son cahier sous le bras, son front pensif, sa bouche close, son masque résigné et fier. Avec ces deux hautes figures, c'est le grand Velasquez qui apparaît aussi, celui qui se cache et qu'il faut deviner sous ses besognes. ”
“ Comment Velasquez, qui n'a pas encore vingt ans, résisterait-il à la douce influence de sa chère Juana ? De bonne grâce, il se met à faire de la peinture religieuse. Son brave homme de beau-père en pleure de joie. Il ne doute pas que son gendre ne soit bientôt un sujet édifiant. Le néophyte se prête courtoisement à l'exorcisme et travaille. Qui travaille prie, dit le proverbe. Il s'avance timidement dans la voie du salut, se cramponne encore aux sujets familiers. Il peint un Christ chez Marthe, les Pèlerins d'Emmaüs. ”
“ On ne sait, mais un gentilhomme qui l'écoute impatiemment se lève, l'interrompt, débite avec emphase des vers de sa façon. Dans un coin de l'atelier, un vieillard à l'œil profond, à l'allure militaire, cause en souriant avec une belle jeune personne, la fille de Pacheco. Il se garde bien de lui conter ses campagnes, pourtant on devine qu'il les conterait superbement, qu'il a vu et observé. Le poète, c'est Gongora. Le vieillard, c'est Cervantès. Velasquez a fait, croit-on, le portrait de Gongora. ”
“ Il y a des merveilles dans le tissage pictural des costumes, et c'est une des plus belles bêtes dressées par Velasquez que le cheval blanc, à l'œil de velours noir, que monte Isabelle de Bourbon. On a remarqué la petitesse de la tête d'Isabelle, comme plus tard celle du vaincu de Breda. L'influence des études d'après l'antique se marque dans cette particularité, de même que dans la plupart des chevaux que l'artiste a fait courir dans ses tableaux, nobles bêtes espagnoles qui suivent au galop le défilé des métopes du Parthénon. ”
“ Il fait de la Forge de Vulcain un intérieur de maréchal ferrant. S'il imagine un Bacchus, c'est un éphèbe couronné de pampres parmi des rudes soldats et des chemineaux rieurs. S'il évoque le dieu Mars, c'est une rose académie de modèle casqué, le hausse-col et la rondache à ses pieds, dieu de la guerre changé en gaillard de corps de garde et déshabillé, preuve nouvelle du réalisme ingénu de Velasquez ; mais preuve aussi d'une science impeccable pour reconstruire sur la toile un corps humain souple et fort. ”
“ La table, les sièges et un chien étendu par terre sont la vérité même, plutôt qu'une peinture. La facilité et l'adresse qui brillent dans cet ouvrage étonneront le peintre le plus exercé et le plus habile ; et, pour le dire en un mot, toute peinture qu'on mettra à côté de cette toile restera simplement une peinture, tandis que celle-ci n'en sera jugée que plus vraie. » L'esthétique de Velasquez, autant que celle de Tintoret, est formulée ici par la remarque sur « l'air ambiant que l'on croit apercevoir entre les figures ». ”
“ Il semble, toutefois, qu'à défaut de correctif étranger, la nature se protège par une sorte de défense née du mal lui-même : les familles d'aliénés sont stérilisées au bout de quatre à cinq générations, s'éteignent après avoir passé par divers degrés de dégradation intellectuelle, morale ou physiologique, dénoncée extérieurement par les déformations de dégénérescence de l'ossature du crâne, des oreilles, des membres ou des organes reproducteurs. ”
“ Il fait patiemment son apprentissage de maîtreouvrier. Il veut connaître à fond les secrets du métier, les posséder au point de n'y plus penser. Il peint des natures mortes, des « bodegones », des figures qu'il traite comme des natures mortes, des choses à peindre. Plus tard, il traitera les natures mortes comme des figures, verra partout la vie. Il cherche, pour le moment, la précision, le signe juste et bref, le rendu littéral qu'il ne confond pas avec le trompe-l'œil. On trouve des vestiges de ces premières études à Munich, à SaintPétersbourg, à Vienne, à Londres. ”
“ C'est la faute de Philippe IV. L'artiste, au cours de sa laborieuse carrière, trouvera-t-il même le temps de fixer sur la toile les chères images de sa femme et de sa fille ? Le portrait de sa femme est à Madrid, au musée du Prado, et il semble avoir le caractère de l'authenticité, mais il n'en est pas de même des deux images que l'on suppose représenter la fille de Velasquez. ”
“ Ces généralités, à propos d'une question si complexe, se vérifient par la dynastie des Habsbourg, et des documents incontestables, singulièrement probants, signés Durer, Titien, Rubens, Velasquez, apportent ici leur lumière : l'Art vient éclairer l'Histoire. Un trait caractéristique de la maison d'Autriche et d'Espagne consiste en une malformation de la mâchoire inféiieure, proéminente, les dents incisives du bas débordant les dents incisives supérieures. ”
“ Ce tableau, que le peintre anglais Wilkie contempla, dit-on, pendant trois mois entiers, à l'exclusion de tous autres, ce tableau où Carducho ne veut voir qu'une réunion de drôles effrontés, mérite plutôt « cet excès d'honneur que cette indignité ». Velasquez en vacances, débarrassé sans doute pour un temps du fantôme qui s'installe si souvent dans son atelier, s'en donne à cœur joie de peindre des vivants. ”
“ PRÈS un premier voyage à Madrid, en 1623, où il ne trouve pas le duc d'Olivarès, auquel il est recommandé, il en fait un second, ren- contre enfin son redoutable protecteur. On montre au roi le portrait de Fonseca, qui plaît au monarque. Velasquez entre au Palais avec le titre envié de valet de chambre et une pension de 200 ducats. Il est pris. Il va désormais, jusqu'à la mort, tourner, comme Samson, à l'intérieur du cercle étroit qu'on lui a tracé dans un coin du palais. ”
“ Celle qui se penche vers elle en écartant un rideau a le visage et les bras éclairés d'une lumière légère. Celle qui tourne les écheveaux et que l'on voit de dos, le profil perdu, est éclairée vivement sur la joue, la nuque, le dos, les pieds, le bras tendu, le sein qui tombe hors de la chemisette. ”
“ Murillo (1618-1682) vint aussi dans l'atelier de Vélasquez, mais il n'y resta pas. La pauvreté n'a point effrayé le peintre de Séville au début de sa carrière, et il connaît dix années de misère. Mais, entrant dans la cage de Velasquez, voyant quels misérables soucis dévorent le grand homme, Triste comme un lion mangé par la vermine. il jure qu'aucune main gantée de velours ne se posera sur son épaule, qu'aucune chaîne, fût-elle en or massif, ne lui sera passée au cou, qu'aucun homme, si haut placé qu'il soit, n'aura la clef de son atelier. ”
“ Les tares morbides se transmettent avec plus de facilité, semble-t-il, que les qualités de résistance. On conçoit que l'hérédité prend alors souvent le terrible aspect de la fatalité, quand elle s'exerce sur une lignée de déments, d'épileptiques ou de déséquilibrés. ”
“ Velasquez a vingt-neuf ans, il cherche encore sa voie, un grand artiste va la lui indiquer. Rubens, chargé d'une mission politique, arrive à Madrid dans tout l'éclat de sa maturité triomphante. Les conférences avec les ministres ne le prennent pas tout entier, et, son portefeuille sous le bras, il heurte à la porte de l'atelier du jeune artiste. On peut supposer qu'après en avoir fait le tour, il lui frappe sur l'épaule et l'embrasse cordialement, à la flamande. Il le sacre grand peintre, comme il a sacré Van Dyck et Jordaëns. Pendant un an, Velasquez va voir Rubens à l'œuvre, copiant avec une verve débridée les Titien des collections royales. ”
“ Velasquez a fait ici son noble chef-d'œuvre. On pénètre plus profondément dans ce mystérieux esprit, cette intelligence douce, forte, humaine, qui sait comprendre et exprimer la grâce modeste du vainqueur, la fierté civique du vaincu. ”
“ Don Diego Rodriguez de Silva y Velasquez, issu d'une famille noble d'origine portugaise, était de bonne et haute mine et n'avait rien perdu de sa distinction au contact du brutal Herrera, chez qui on l'avait placé en apprentissage de peinture à l'âge de treize ans. Un jour, il sort de la tanière de ce terrible compagnon, s'éloigne jus- qu'à ce qu'il n'entende plus le grondement lointain des imprécations, le fracas des appuie-mains brisés, des tabourets renversés, et discrètement, avec une belle révérence à l'espagnole, il pénètre dans l'atelier du seigneur Pacheco. ”
“ LA FEMME A L'ÉVENTAIL OU LA DAME EN ROBE CAWÉLITE (Musée Wallace. Londres) . la moustache et de la barbiche, une boucle de cheveux autour de l'oreille. Le pelage du cheval est de soiedouce et brillante. Le ciel est blanc et bleu, un peu verdâtre. Il y a un autre Philippe IV, debout, en armure, qui est seulement attribué à Velasquez, et avec juste raison. Le visage n'a pas le caractère de simplicité e: de vérité auquel nous sommes habitués. L'armure seule est belle, sombre, semée de clous d'or. De même sont plus que douteux un autre Philippe IV et la Reine Marianne en prières. ”
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