Paul Lefort

Velazquez (1887)

Résumé

Paul Lefort,  Velazquez (1887)

“ Pour fond, des frottis de tons neutres, jetés comme à l'aventure; c'est là-dessus que s'enlève cette figure avec un éclat, un relief, une intensité qui équivalent la réalité même : l'homme tout entier surgit hors de son cadre.
Brossée à la diable dans ses parties accessoires, empâtée seulement par places, sur la main qui tient l'ébauchoir et sur les plans du visage frappés plus vivement par la lumière, cette toile, à peine couverte par endroits et où vous ne verrez que du blanc qui n'est pas blanc, du noir qui n'est pas noir, et des gris, défie toute comparaison.
”
Source : Gallica

Paul Lefort,  Velazquez (1887)

“ Non, ce grand goût de naturalisme, cet appétit de sincérité et de vérité que trahit franchement l'art contemporain, ne sont pas finalement aussi gros de périls que certains l'imaginent. Ils oublient trop volontiers que l'art, étant une convention, ne saurait exister que
par la convention, et que l'artiste lui-même n'est digne de ce grand nom d'artiste qu'autant que quelque chose de sa personnalité se mêle à sa manière de comprendre, de sentir et d'interpréter la nature.
”
Source : Gallica

Paul Lefort,  Velazquez (1887)

“ Le portrait de ce diminutif d'homme, sur le visage expressif duquel se lisent la finesse et l'esprit, et où l'on démêle une légère teinte de mélancolie, est, comme exécution, de la plus surprenante habileté. Avec un peu d'ocre et du noir et du blanc, dont il tire toute la riche gamme des gris, Velazquez est parvenu à créer une figure d'une réalité singulièrement puissante. Les noirs des vêtements, qui forment la note dominante, s'y nuancent en teintes d'une variété, d'une apparence et d'une souplesse si réelles, si tangibles, qu'ils semblent saillir de la toile. ”
Source : Gallica

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