Antonio van Dyck

Définition et enjeux

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry,  Les nuits parisiennes (1860)

“ Antonio Van Dyck doit à un portrait l'honneur insigne d'avoir épousé, à Londres, la fille de lord Ruthwen, avec une dot que les dieux et les héros n'auraient jamais pu lui donner en se cotisant. La gloire du portraitiste n'est pas non plus à dédaigner ; un peintre de génie écrit souvent toute une histoire avec un seul personnage. La grave et mélancolique figure de Charles Ier, par Antonio Van Dyck, est un poëme complet ”
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Fierens-Gevaert Hippolyte Fierens-Gevaert,  Van Dyck

“ Il suffirait de citer la charmante série des portraits de Van Dyck jeune. Le maître y laisse entrevoir son génie futur. L’exagération des empâtements et des tons sanguins, la violence des lignes s’atténuent. Le grand portraitiste s’éveille.
Enfin le Van Dyck définitif apparaît dans le Saint Martin de Saventhem. Les masses colorées y sont distribuées habilement en vue de l’effet général. J’ai vu pour la première fois cette œuvre délicieuse à l’Exposition d’Anvers. Ses couleurs tendres, ses larges taches de gris argenté et de bleu céleste inspirées de Rubens, paraissaient employées sans goût.
”
Source : Wikisource

Portrait de Hippolyte Fierens-Gevaert Hippolyte Fierens-Gevaert,  Van Dyck

“ Le génie n’y vibre pas avec un enthousiasme absolument libre. Il est gêné par les scrupules du technicien. Est-ce parce que Van Dyck sent toujours à côté de lui « le grand astre » dont parle Fromentin ? Dans la ville de Rubens, il n’y a point de place, semble-t-il, pour un second créateur. Van Dyck enfin quitte Anvers. Non seulement son art désormais va porter les fruits mûrs d’une maîtrise absolument affranchie, mais sa personnalité, épanouie dans l’indépendance, se revêtira d’un prestige suprême. Comme Rubens, Van Dyck se hausse par-dessus l’école ; à son tour il devient un initiateur. ”
Source : Wikisource

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