Hippolyte Fierens-Gevaert

Hippolyte Fierens-Gevaert

Résumé

Portrait de Hippolyte Fierens-Gevaert Hippolyte Fierens-Gevaert Van Dyck

La plupart de ces têtes sont d’une distinction et d’une finesse qui ne laissent point de surprendre. On ne s’imagine pas, en général, ces grands Anversois avec des dehors si séduisants, à part Rubens, artiste diplomate, et Van Dyck, pittore cavalieresco. Et pourtant tous, ou presque tous, ont le même « sang bleu ». Quelle surprise de voir sous les aspects d’un penseur mélancolique Pierre Brueghel, le peintre des kermesses rouges et des enfers grotesques ! Et l’on ne saurait dire que Van Dyck prêta sa propre beauté à ses amis. Ces portraits sont des documents d’une franchise absolue.
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Portrait de Hippolyte Fierens-Gevaert Hippolyte Fierens-Gevaert Van Dyck

Ses fonds de paysage et de draperie, les attitudes nobles des personnages, l’art de souligner la vérité physionomique par un vêtement souple et parlant, tout ce qui ajoute à ses portraits la poésie du décor et d’une heureuse mise en page, lui vient des maîtres de Venise ou lui a été inspiré par les usages de l’aristocratie génoise. Même ses mains, ses divines mains, créées pour l’oisiveté ou la domination, sont d’une humanité altière et voluptueuse, étrangère à sa race.
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Portrait de Hippolyte Fierens-Gevaert Hippolyte Fierens-Gevaert Van Dyck

Van Dyck avait trente-deux ans en débarquant à Londres. N’est-ce pas l’âge des accomplissements, des résolutions décisives ? Loin de s’appauvrir, sous le ciel étranger, son sang flamand, pendant les premières années du séjour en Angleterre, circula plus riche et plus pur. N’oublions pas que Van Dyck se transportait dans un pays privé de traditions artistiques. Holbein lui-même n’avait pas pénétré l’âme du peuple anglais. Van Dyck ne pouvait s’amoindrir par le besoin de flatter un goût national, et sa carrière devait désormais s’accomplir sans rivalités ou comparaisons d’aucun genre.
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