Résumé

George Lafenestre Antoine Van Dyck, sa vie et son œuvre

C’est pourquoi, même après les Brugeois, même après les Florentins, même après Dürer, Titien, Holbein, il trouve encore, pour éclairer, pour expliquer, pour faire aimer la figure humaine, une manière de voir nouvelle, moins forte peut-être et moins souveraine, mais pourtant si heureuse et si nécessaire que, depuis son passage, aucun peintre n’a pu essayer à son tour de fixer sur le papier ou sur la toile un visage vivant sans être obligé de penser à lui et de redouter son souvenir. La France ne doit guère moins de reconnaissance à Van Dyck que l’Angleterre elle-même.
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George Lafenestre Antoine Van Dyck, sa vie et son œuvre

Même aux derniers jours de sa vie, alors que ses forces sont brisées, l’artiste, plus sensible que jamais, a tout à coup des réveils surprenans de vigueur ; mais son pinceau brillant mêle alors à ses éclats, avec une tristesse souriante, d’étranges pâleurs d’automne. Notre Charles Ier à la chasse du grand Salon, le Prince Guillaume d’Orange et sa Fiancée Henriette-Marie d’Angleterre au musée d’Amsterdam, d’innombrables portraits en Angleterre, sont dus à ces dernières intermittences de génie.
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Du bout de son pinceau alerte, historien impartial, curieux et fidèle, il peint les patriciens de Gênes, les bourgeois d’Anvers, les princes, de France, la cour espagnole à Bruxelles, la cour, de Charles Ier à White-Hall avec la précision, la désinvolture, le laisser-aller aristocratique et la finesse légère d’aperçus que montreront un peu plus tard Saint-Evremond et Hamilton en décrivant la cour de Charles II du bout de leur plume dédaigneuse. Seulement Van Dyck, plus que ces courtisans sceptiques, tient encore à la grande renaissance par la vivacité des impressions
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