George Lafenestre

Élements biographiques

George Lafenestre Revue des Deux Mondes

La vision de l’artiste a été si nette et si forte, il a rendu, avec tant de justesse et de vérité, l’éclat aveuglant de la lumière sur certaines parois de la tranchée, les douceurs nuancées de la pénombre sur certaines autres, et, au-dessus de cette cavée toute blanche, morne et muette, il a fait si gaîment verdir la belle joie des feuillages enveloppant, sur la hauteur, les toits et le clocher d’un village endormi sous le ciel d’été, que cette Carrière de Saint-Maximin enchante tous ceux qui sont sensibles à l’expression d’une sensation juste par l’art admirable du peintre.
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George Lafenestre Revue des Deux Mondes tome 95, 1889

Jules Dupré, de tous nos paysagistes, est celui qui, par instans, fait le mieux sentir l’éternité calme, durable, mais non pas insensible, des choses. On peut pardonner à un pareil artiste, si profond et si varié, de n’avoir pas le style coulant d’un improvisateur.
Il y a moins de chaleur, d’intensité passionnée, d’interprétation personnelle chez Théodore Rousseau, mais par combien de nouveaux tôt rares mérites se trouve compensé ce manque d’imagination ! Personne, depuis Hobbema, n’avait analysé le paysage avec une acuité si obstinée et si pénétrante.
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George Lafenestre Revue des Deux Mondes

La Sève est, de même, une femme nue qui semble jaillir, les bras dressés, la tête souriante, du sol printanier ; elle ne va pas jusqu’à manger des branches, mais elle est caressée par des brindilles qui lui grimpent entre les jambes, derrière le dos, le long des bras. M. Larche a-t-il donné à cette figure toute la vivacité, toute la souplesse, tout le charme qu’exige le souvenir d’un tel chef-d’œuvre ? Pas encore peut-être, et cette première exposition lui aura donné l’occasion de s’en apercevoir ; toutefois, en la revoyant, le sculpteur en peut faire un excellent morceau.
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