Résumé

George Lafenestre Les Expositions d’art - Les dessins de maîtres anciens à l’École des Beaux-Arts

La foule n’aime que les œuvres achevées et ne les trouve jamais achevées à son gré. Pour goûter tout ce qu’il y a de charme dans les tâtonnemens d’un dessin, dans les hésitations d’un contour, dans les surcharges d’une hachure, dans les vivacités, les repentirs, les désespoirs de la plume ou du crayon n’obéissant qu’à moitié à l’imagination impatiente, il faut une éducation assez étendue, un goût déjà fort aiguisé.
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George Lafenestre Les Expositions d’art - Les dessins de maîtres anciens à l’École des Beaux-Arts

Rien n’égale la variété des sujets que traite Albert Dürer, si ce n’est la variété des procédés qu’il y applique. Dans la poursuite de l’expression par la vérité, il apporte la même sincérité incorruptible et touchante que Raphaël dans la poursuite de l’expression par la beauté. Aussi de tous ces dessins, les plus intenses, les plus vivans, les plus émus, sont-ils ceux qu’il faisait devant la nature même.
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George Lafenestre Les Expositions d’art - Les dessins de maîtres anciens à l’École des Beaux-Arts

Nul ne regarda les créatures vivantes d’un œil plus sincère, ni d’un cœur plus aimant. Ses croquis sont ceux d’un miniaturiste, fins et nets, légèrement posés sur des papiers à teintes tendres, comme le seront ses fresques sur les parois azurées des cellules de Saint-Marc. Des contours minces et précis, peu ou point de hachures, presque pas de modelés, çà et là seulement quelques rehauts de blanc délicatement jetés, c’est tout et c’est charmant.
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