Résumé

Henri Regnault... : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

Gravement blessé à la tête, il fut assez longtemps malade, et il résolut d'aller se rétablir en Espagne, où devait le rejoindre le fidèle ami Clairin. Il quitta Rome le 6 août 1868.
A peine a-t-il mis le pied sur la terre espagnole, Regnault est saisi, charmé, conquis. Il ne retournera plus qu'avec humeur dans cette Italie qu'il n'aime pas et qu'il ne trouve ni assez lumineuse, ni assez vibrante, ni surtout assez sincère. Ici, rien de truqué ni d'artificiel: la lumière a des violences inouïes, qui fait éclater un sol tourmenté, sauvage, coupé d'oasis pleines de fleurs et de fraîcheur
Source : Gallica

Henri Regnault... : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

Prim s'enlève magnifiquement, dans une pose triomphale, sur le fougueux cheval noir qui plie sur les jarrets, et la foule des partisans qui l'acclame achève de donner à cette toile l'éloquente signification d'une page d'histoire.
Le tableau terminé, le maréchal Prim consent à le venir voir dans l'atelier de Regnault. A la stupéfaction de tous, il se montre mécontent, presque irrité. D'un ton sec et hautain, il articule ses critiques : — Vous m'avez représenté à la tête de bandits, en homme indécent qui ne s'est pas lavé la figure.
Source : Gallica

Henri Regnault... : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

C'est un laborieux et un passionné de son art. Dans son atelier, il s'enferme la journée entière, dessinant sans trêve les modèles qu'il y convoque ou les objets destinés à des panneaux décoratifs. Quand il veut faire du paysage, il est à la tâche dès l'aurore et ne s'en arrache qu'à la tombée du jour. D'autres fois il continue à peindre tout en mangeant, car il est ambidextre et se sert même plus volontiers de la main gauche que de la main droite.
Regnault n'est pas seulement un peintre d'avenir; rien de ce qui touche les choses de
l'esprit ne le laisse indifférent
Source : Gallica

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