Résumé

Henner : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

La Source, qui figura à ce même Salon, attire invinciblement la comparaison avec le même sujet traité jadis par Ingres. Avec des moyens tout différents, Henner arrive au
même degré de perfection que l'illustre auteur de l'Odalisque. Dans la Source d'Ingres, la chair de la jeune fille a la fraîcheur d'un fruit délicat et fragile; dans celle d'Henner elle a le savoureux velouté d'un fruit en pleine sève.
Dans l'un et l'autre, c'est la même science du dessin, la même impeccable sûreté d'exécution et aussi le même sens profond de la chasteté virginale dans la nudité.
Source : Gallica

Henner : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

C'est un Henner. Et quand on a pris contact, ne fut-ce qu'une fois, avec une œuvre de cet incomparable artiste, c'en est fait pour toujours; on les reconnaît toutes au premier regard comme on reconnaît dans la rue un ami même avant que d'avoir pu distinguer ses traits. Si personnelle est sa manière, si originale sa facture qu'il est impossible de le confondre avec un autre peintre, de même qu'aucun autre peintre n'a pu ni même tenté d'imiter un genre dont il a conservé le génial secret.
Source : Gallica

Henner : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

Deux nymphes sont auprès d'une fontaine, à la nuit tombante : l'une joue de la flûte, l'autre, une main appuyée à la hanche et s'appuyant de la droite à la margelle, l'écoute. Toutes les deux sont nues, d'une nudité chaude, vibrante qui fait penser aux chairs de femmes de Giorgione, dans son Concert Champêtre, et enveloppées dans les ondes de leur chevelure fauve.
Ce magnifique tableau valut à Henner la médaille d'honneur qui lui fut attribuée d'acclamation. Il se trouve aujourd'hui au Musée du Luxembourg, dont il est un des plus beaux joyaux.
Source : Gallica

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