Résumé

Fréderic Henriet Peintres contemporains. Eugène Villain… (1882)

Tous les ans, Villain a une sorte de crise nerveuse qui dure ce que dure le Salon. L'exposition fermée, on ne le voit plus nulle part, si ce n'est de loin en loin au Louvre. Là il regarde, il étudie, il se reconforte, et il se remet à son chevalet plus vaillant, plus convaincu que jamais. Trouvant son bienêtre dans son intérieur, ne convoitant rien au-delà, il ne donne pas une heure de son temps aux relations agréables ou utiles. Le matin, il dessine pendant une heure sur l'ardoise, d'après quelqu'antique, car il aime la forme, la tournure.
Source : Gallica

Fréderic Henriet Peintres contemporains. Eugène Villain… (1882)

Dans la représentation des natures mortes, l'artiste n'a pas besoin d'aller au-delà du modèle qui pose sous ses yeux, comme le peintre d'histoire. Il n'a pas d'idées générales à exprimer. Il n'a qu'un but, l'imitation ; mais il a le devoir de la pousser jusqu'à son plus haut degré de perfection.
Je n'attache pas une importance exagérée à la classification, tant soit peu pédante, des genres, et je préfère une peinture d'un genre dit secondaire qui donne le maximum des qualités qu'elle comporte, à une œuvre de plus haute visée qui s'arrête à moitié chemin.
Source : Gallica

Fréderic Henriet Peintres contemporains. Eugène Villain… (1882)

Villain s'y régale de bonnes senteurs champêtres qui rafraîchissent son cerveau et détendent son système nerveux. Il a, devant la nature, l'admiration expansive et bruyante: « Il en fera du paysage, et Messieurs les paysagistes n'ont qu'à se bien tenir etc. » mais rentré au logis, un cuivre, une faïence heureusement éclairés frappent son petit œil clignotant et fureteur ; avec sa mobilité d'oiseau, il oublie ses résolutions d'il y a un instant : il attaque une nouvelle étude de nature morte et retombe dans ses habitudes casanières (1) .
Source : Gallica

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