Raoul Ponchon

Raoul Ponchon

Résumé

Portrait de Raoul Ponchon Raoul Ponchon La Muse au cabaret

Car, si le parrain était boche,
Le Champagne l’était aussi !
Des esprits fols et chimériques,
Si nombreux dans les Amériques,
Diront : « Qu’est-ce que cela fout ?
Du moment que ledit Champagne,
Qu’il vînt de France ou d’Allemagne,
N’était pas pour boire, après tout ? »
Vous en parlez bien à votre aise.
Hé ! messieurs, ne vous en déplaise,
Puisque le vin est adopté
Pour ce baptême symbolique,
Il le faut choisir « catholique »,
Sans quoi, c’est un geste raté.
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Portrait de Raoul Ponchon Raoul Ponchon La Muse au cabaret

Soit un chapeau d’été, pour Cocotte — en dentelles,
Plus un fouet en bois d’amourette, à pomme d’or.
Et je ne sais trop quoi de plus modeste encor.
Bientôt ce fut la nuit, implacable, subite.
Dieu ! que ton taximètre, ô Temps, galope vite !
Or, l’enfant, derechef, parla de relayer.
« Tout à l’heure », lui-dis je, allons d’abord dîner.
Après quoi, nous irons, si tu veux, au théâtre ?
Aimes-tu le théâtre ? — Oh oui ! je l’idolâtre.
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Portrait de Raoul Ponchon Raoul Ponchon La Muse au cabaret

Dont ce pauvre Monsieur Rémy
Avait été victime.
Dès qu’il me vit : « Les scélérats !
Fit-il — les sombres choléras !
Tenez j’en meurs de honte,
Pour mon pays, s’il est bien vrai
Que le crime fut perpétré,
Ainsi qu’on le raconte.
« Ce fin Renard et son « comtois »
Cet imbécile de Courtois,
Laissez-moi vous le dire,
Sans préjuger de leurs desseins,
Me semblent moins des assassins
Que d’ignobles satyres.
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