Benjamin Rabier

Résumé

Benjamin Rabier,  Cadet Paquet (1899)

“ Le souvenir désagréable de la scène du fromage à la crème le hante en une constante obsession. Le hareng-saur ne cesse de danser devant ses yeux, la bouche ouverte, avec un sourire narquois qui l'agace particulièrement. Aussi presse-t-il le pas pour échapper à ses propres réflexions et se trouve-t-il bientôt à l'entrée du Jardin des Plantes. Il s'est tant dépêché qu'il est arrivé trop tôt. Bathilde ne peut encore être là. En attendant, pour tuer le temps, Cadet va rendre visite aux habitants du lieu. Le lion attire un moment son attention. ”
Source : Gallica

Benjamin Rabier,  Cadet Paquet (1899)

“ « Je suis chez moi, c'est toujours çà », et Cadet se dirigea vers la boutique, laissant derrière lui une traînée de sauce verte qui s'épandait en zigzags sur le carreau de l'épicerie. Il ouvrit la porte du magasin, car il voyait filtrer à travers le
panneau une lumière qui devait lui être destinée. « Me voilà enfin sauvé, » se dit-il en accrochant une pile de boîtes de sardines qui, en se renversant, produisit un bruit épouvantable. Les chiens des commerçants voisins
se réveillèrent et hurlèrent en sol majeur pendant une partie de la nuit.
”
Source : Gallica

Benjamin Rabier,  Cadet Paquet (1899)

“ Muni d'un bâton, Cadet Paquet erre sous la conduite de Moutarde, quand soudain il se sent enlacer et soulever de terre par des bras invisibles dont l'étreinte lui cause une sensation d'étouffement.
Sans se rendre compte de la situation, l'épicier gesticule et se débat désespérément pour s'affranchir. Ses mouvements désordonnés font subitement tomber les lunettes bleues et, à sa grande surprise, Cadet se trouve avoir recouvré la vue. La joie de cette découverte n'est pourtant que de courte durée car aussitôt l'explorateur s'aperçoit qu'il se trouve enserré dans les anneaux d'un énorme serpent.
”
Source : Gallica

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