Léon de Saint-François, Pathologie de l'épicier (1841)
“ Autre part, à la ville, ce n'est pas plus l'épicier du village que l'épicier de Paris, c'est une affreuse mixture de tout cela. L'épicier alors, n'est plus ni souffreteux ni timide, il est fier de lui-même, de son épouse et de son état. Il est ventru et réjoui, n'ayant point d'ennemis secrets, désireux de lui faire arriver de la peine. Il vend des chandelles, du chocolat, des montres, des bottes sans coulure, des pâtés de Chartres et des plumes de fer. Il rougirait de fourrer son bras nu dans un tonneau de mélasse, et c'est à peine il se permet de servir une livre de change. ”
