Résumé

H. de Balzac Ce qui disparaît de Paris

Plus on a fabriqué de rois, moins il y en a eu. Le roi, ce n’est pas un Louis-Philippe, un Charles X, un Frédéric, un Maximilien, un Murât quelconque, le roi, c’était Louis XIV ou Frédéric II. Il n’y a plus au monde que le Czar, qui réalise l’idée de roi, dont un regard donne ou la vie ou la mort, dont la parole ait le don de création, comme celle des Léon X, des Louis XIV, des Charles-Quint. La reine Victoria n’est qu’une dogaresse, comme tel roi constitutionnel n’est que le commis d’un peuple à tant de millions d’appointements.
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H. de Balzac Ce qui disparaît de Paris

À mesure que les existences grandioses s’en vont, il en est de petites qui disparaissent. Les lierres, le lichen, les mousses, sont tout aussi bien balayés que les cèdres et les palmiers sont débités en planches. Le pittoresque des choses naïves et la grandeur princière s’émiettent sous le même pilon. Enfin, le peuple suit le souverain. Ces deux grandes choses s’en vont bras dessus bras dessous pour laisser la place nette au citoyen, au bourgeois, au prolétaire, à l’industrie et à ses victimes.
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H. de Balzac Ce qui disparaît de Paris

Une rue de Rivoli peut se supporter dans une capitale électrique comme Paris ; mais sept ou huit donneraient les nausées que cause la vue de Turin, où les yeux se suicident vingt fois par jour. Le malheur de notre atmosphère serait l’origine de la beauté de la ville, et les appartements du premier étage posséderaient un avantage capable de contre-balancer la défaveur que leur impriment le peu de largeur des rues, la hauteur des maisons et l’abaissement progressif des plafonds.
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