H. de Balzac

Élements biographiques

H. de Balzac,  Paris marié

“ Paris est une ville qui se montre quasi nue à toute heure, une ville essentiellement courtisane et sans chasteté. Pour qu’une existence y ait de la pudeur, elle doit posséder cent mille francs de rente. Les vertus y sont plus chères que les vices.
Caroline, dont le regard glisse parfois entre les mousselines protectrices qui cachent son intérieur aux cinq étages de la maison d’en face, finit par observer un jeune ménage plongé dans les joies de la lune de miel, et venu nouvellement au premier devant ses fenêtres. Elle se livre aux observations les plus irritantes.
”
Source : Wikisource

H. de Balzac,  Paris marié

“ Souvent la jeune femme, assise, mélancolique et rêveuse, attend l’époux absent, elle entend le pas d’un cheval, le bruit d’un cabriolet au bout de la rue, elle s’élance de son divan, et, d’après son mouvement, il est facile de voir qu’elle s’écrie : — C’est lui !...
« Comme ils s’aiment ! » se dit Caroline.
À force de maux de nerfs, Caroline arrive à concevoir un plan excessivement ingénieux : elle invente de se servir de ce bonheur conjugal comme d’un topique pour stimuler Adolphe. C’est une idée assez dépravée ; mais l’intention de Caroline sanctifie tout !
”
Source : Wikisource

H. de Balzac,  Une Marchande à la toilette

“ La comtesse, mise comme un dimanche, arrive dans la salle à manger ; ma Mahuchet, qui l’entend, ouvre la porte et se présente. Dame ! en voyant une table étincelante d’argenterie (les réchauds, les chandeliers, tout brillait comme un écrin) , elle part comme du soldavatre et lance sa fusée : — Quand on dépense l’argent des autres, on devrait être sobre, ne pas donner à dîner. Être comtesse et devoir cent écus à une malheureuse cordonnière qui a sept enfants !... Vous pouvez deviner tout ce qu’elle débagoule, c’te femme qu’a peu d’éducation. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature