Résumé

H. de Balzac Une Marchande à la toilette

La comtesse, mise comme un dimanche, arrive dans la salle à manger ; ma Mahuchet, qui l’entend, ouvre la porte et se présente. Dame ! en voyant une table étincelante d’argenterie (les réchauds, les chandeliers, tout brillait comme un écrin) , elle part comme du soldavatre et lance sa fusée : — Quand on dépense l’argent des autres, on devrait être sobre, ne pas donner à dîner. Être comtesse et devoir cent écus à une malheureuse cordonnière qui a sept enfants !... Vous pouvez deviner tout ce qu’elle débagoule, c’te femme qu’a peu d’éducation.
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H. de Balzac Une Marchande à la toilette

C’est un fumier de fleurs où, çà et là, brillent des roses coupées d’hier, portées un jour, et sur lequel est toujours accroupie une affreuse vieille, la cousine germaine de l’usure, l’occasion du malheur, une harpie retirée, chauve, édentée, et prête à vendre le contenu, tant elle a l’habitude de colporter ou d’acheter le contenant, la robe sans la femme ou la femme sans la robe. La marchande est là comme l’argousin dans le bagne, comme un vautour au bec rougi sur des cadavres, au sein de son élément
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H. de Balzac Une Marchande à la toilette

Le cadre est en harmonie avec la figure que cette femme se compose, car ces boutiques sont une des plus sinistres particularités de Paris. On y voit des défroques que la Mort y a jetées de sa main décharnée, et l’on entend alors le râle d’une phthisie sous un châle, comme on y devine l’agonie de la misère sous une robe brodée d’or.
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