Résumé

Lise Lundi, Alby, le 8 septembre. Cher ami… (1860)

Hippolyte, mon coeur ne te; suffit pas? que ta tendresse est loin delà mienne! Assurément je, suis sensible à tout ce qui est noble et généreux, mais je repousse ce fantôme de gloire, qui semble flatter, mais, qui jette un poignard dans le coeur. Je m'attache à ce qui est réel et je dédaigne tout ce qui repose sur la vanité humaine. Pour l'ambition, je ne la connais pas, et je l'assure que ce n'est pas chez moi une indifférence romanesque. Tu ne seras pas meilleur à mes yeux avec un grade de plus, et mon bonheur n'en augmenterait point.
Source : Gallica

Lise Lundi, Alby, le 8 septembre. Cher ami… (1860)

Donnons toujours, Hippolyte, Dieu nous le rendra au centuple. Je trouve qu'il est bon quelquefois de voir la misère de près; nous cherchons trop les jolies images, nous voulons à tout perdre être égayés, nous vivons dans la sécurité de nos aises, et les malheureux souffrent dans l'obscurité. Ce n'est pas assez de leur infortune, il faut encore qu'ils-aient en perspective les amusements des heureux du siècle.
Source : Gallica

Lise Lundi, Alby, le 8 septembre. Cher ami… (1860)

N'est-ce pas assez d'avoir en partage le bienfait de l'éducation, une honorable existence, faut-il aller perdre son temps au milieu de vains plaisirs, et hasarder tous les vrais biens pour tout ce que le monde invente de séduisant et de faux? Je ne vois qu'un .seul bonheur : celui de la famille. Je voudrais que maman et miss pussent vivre autant que nous, et ne jamais m'écarter de ce cercle. Cher ami, c'est une chose étrange que les scènes qui se passent sous nos yeux.
Source : Gallica

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