Mariétan

Résumé

Mariétan Éloge de Raimondis (1820)

C'est avec ces mêmes débris assemblés dans un nouvel ordre, que Raimondis a construit tout son édifice de morale ; mais il ne l'a pas fondé à l'exemple des anciens, sur le vide de ces abstractions scolastiques qui suppose des images sans modèle et des idées sans objet. Il a senti que la règle immuable et certaine, propre à diriger les hommes, ne devait avoir pour but que le bonheur de l'individu, dans le bonheur même de la société ; qu'il fallait rendre les hommes meilleurs, c'est-à-dire plus unis, afin de les rendre plus heureux.
Source : Gallica

Mariétan Éloge de Raimondis (1820)

« Oui ! l'univers incréé marche sans régulateur et sans maître ; oui ! le néant est la seule limite de la vie, et l'intérêt humain, l'unique loi qui doive nous conduire. » Ridicules pygmées que la frayeur seule érige en titans! ils n'attaquent ainsi le ciel, qu'afin de parvenir à étouffer dans leur âme le souvenir de cette justice éternelle, dont la crainte les dévore plus encore que leurs propres remords.
Source : Gallica

Mariétan Éloge de Raimondis (1820)

C'est alors que nourries des préceptes augustes consacrés par une religion toute céleste, et pénétrées de ses promesses solennelles qui disposent si bien les coeurs à lui obéir sans efforts, la morale et la loi, de nouveau réunies, deviendraient inexpugnables par cette alliance réciproque. Elles entrelaceraient au loin leurs rameaux protecteurs, et, sous cet ombrage paisible, toutes deux offriraient une retraite chérie au bonheur simple et modeste qui aime à jouir dans son propre sein, et qui fuit l'éclat importun du grand jour.
Source : Gallica

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