Résumé

Immoralité du serment (1844)

DU SERMENT.
Les préceptes de la morale sont les seules règles de la conduite de l'homme : la réalisation de ces préceptes, tel doit être le but de toutes ses actions. Chaque fois que l'homme est sur le point d'agir , qu'il choisisse la voie où il est certain de ne violer aucun de ses devoirs. Des esprits superficiels nous objecteront sans doute que, dans le cours des choses humaines, des préceptes moraux se trouvent en opposition les uns avec les autres : Ainsi un voleur, un assassin vous attaque ; il est armé, il peut vous blesser, vous tuer même.
Source : Gallica

Immoralité du serment (1844)

Ceux qui veulent ne tenir compte d'une affirmation qu'autant qu'elle est accompagnée d'une formule et d'un geste sacramentels, allèguent que tous les hommes ne sont pas suffisamment instruits de leurs devoirs et n'ont point une forte volonté de les remplir. Tel homme d'une intelligence bornée, nous objecteront-ils, ne craindra pas d'affirmer une fausseté, mais reculera devant la SOLENNITÉ DU SERMENT. —C'est ici que nous vous attendions, hommes éclairés, hommes d'état, magistrats, vous tous enfin qui êtes à la tête de la société.
Source : Gallica

Immoralité du serment (1844)

N'est-ce pas commettre une action éminemment immorale que faire bon marché de sa liberté et l'enchaîner au point de ne plus avoir le choix de suivre la route INDÉVIABLE et ABSOLUE du devoir, lorsque la voie dans laquelle on s'est engagé s'en écarte? — Et voyez combien le joug de fer des préjuges pèse encore sur la civilisation qui n'est que l'ensemble des progrès de l'humanité marchant à sa perfection!
Source : Gallica

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