Résumé

L'observateur impartial (1820)

Ainsi je n'appellerai point préjugés les devoirs de la religion et de la morale. Malheur au peuple qui n'aurait aucune religion et aucune morale ! Ce serait un préjugé bien affreux celui qui dispenserait les malheureux humains d'être justes et bienfaisans ! Que des hypocrites nous accusent de vouloir élever un hideux athéisme sur la ruine des idées religieuses, nous méprisons leurs calomnies : Socrate fut condamné à boire la ciguë pour avoir manqué de respect aux dieux.
Source : Gallica

L'observateur impartial (1820)

J'ai parlé de l'esclavage domestique, je dois parler maintenant de ce préjugé plus odieux encore, qui soumet plusieurs millions d'hommes aux caprices et aux fantaisies d'un seul, ou d'un petit nombre d'individus. L'esclavage politique a pesé sur les quatre parties du monde; mais il n'a régné qu'à la faveur de l'ignorance ou des préjugés , ce qui est à peu près la même chose. Des imposteurs habiles ont dit aux nations : Le ciel nous a donné l'empire de la terre
Source : Gallica

L'observateur impartial (1820)

Ah! sans doute, si les notions du juste et de l'injuste n'étaient que des préjugés, on serait coupable de chercher à les détruire ; si les liens de famille, si l'amour de la patrie étaient des préjugés , ils seraient utiles , nécessaires ; et celui qui parviendrait à les ébranler , à les déraciner devrait être dévoué à la haine du genre humain. Repoussons cette philosophie désolante qui est à la véritable sagesse ce que le fanatisme est à la religion. Ecoutons la voix de la conscience qui est le guide le plus sûr que nous puissions suivre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature