Résumé

M. H. B..... De l'abus des mots, de leur fausse interprétation… (1815)

AVANT de parler de l'amour de la patrie, il faut savoir ce qu'on appelle patrie, savoir ce qui constitue cet être moral auquel nous devons nos affections. Ce n'est point la terre sur laquelle nous marchons, les murailles qui nous entourent , les toits qui nous couvrent qui sont notre patrie. Les Athéniens, chassés d'Athènes, retrouvèrent leur patrie dans leurs murailles de bois. Ce qui fait notre patrie , c'est la religion de nos pères, le gouvernement qui nous protégea longtemps , nos lois, nos coutumes, nos moeurs, nos usages.
Source : Gallica

M. H. B..... De l'abus des mots, de leur fausse interprétation… (1815)

Une intime union dans cette première de toutes les affections a si bien été regardée comme le lien le plus nécessaire pour réunir les hommes, comme la chaîne la plus forte de toute société, que les siècles se sont écoulés sans qu'il ait existé un peuple qui n'ait eu sa religion : religion de l'état, religion dominante , qui déclarait toutes les autres fausses et controuvées, se regardait seule comme bonne et vraie et se réservait tous les droits et tous les priviléges. Il était juste, il était nécessaire de prendre ce parti. Pour le peuple il ne peut y avoir qu'une bonne religion
Source : Gallica

M. H. B..... De l'abus des mots, de leur fausse interprétation… (1815)

Je ne veux pas un despote, ce ne serait plus un roi de France, mais je veux que les institutions sages qui balanceront son pouvoir ne puissent jamais dégénérer en moyens de le détruire. Chacun cherche des garanties contre les abus de la puissance royale; moi j'en cherche, j'en demande contre les abus de la puissance des chambres. Puisqu'il faut des assemblées, que l'on pense surtout à se méfier de leur influence , à se mettre en garde contre la facilité qu'elles ont d'agiter et de remuer les peuples, qu'on leur fixe des bornes qu'elles ne puissent jamais dépasser.
Source : Gallica

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