Édouard Bricon,
Méditations et caractères (1871-1872…
(1873)
“ Je voudrais en faire une conception humaine, mais il s'en échappe un souffle divin qui dompte ma raison. La mansuétude, la candeur du génie, la vie, la mort du Christ, ont quelque chose de surhumain, et je sens que ce n'est pas en raisonnant, mais en aimant qu'on est heureux. Rien de grand, et surtout rien de bon ne se fait sans amour. L'amour suffit à Dieu, le culte n'est rien sans lui. Que cet amour que je sens au fond de mon âme, ignoré des hommes, s'épanche en secret au sein du père; qu'il soit, ô mon Dieu ! ma force en ce monde, et ma joie dans l'éternité. ”
