Résumé

Eugène-Hubert de La Pierre Socialisme conservateur, essai de fraternité chrétienne et pratique… (1851)

Il ne faut pas qu'un homme honnête laborieux, manque de pain dans une société où le voleur et le criminel trouvent à vivre.
Pour désarmer le DROIT AU TRAVAIL, cette machine de guerre avec laquelle on a tant soulevé les esprits, il faut que vous sachiez vous imposer le DEVOIR DE LA FRATERNITÉ. Essayez donc ce que nous vous demandons ; ce sera peu d'abord, nous le savons, mais chaque jour l'oeuvre grandira; mais chaque jour, vous verrez diminuer le nombre de vos ennemis; mais, pour ne point parler de la satisfaction du coeur, chaque jour amoindrira le péril, augmentera votre sécurité.
Source : Gallica

Eugène-Hubert de La Pierre Socialisme conservateur, essai de fraternité chrétienne et pratique… (1851)

Le mot de fraternité devenu malheureusement le drapeau d'un des nombreux partis qui nous divisent, n'est plus compris aujourd'hui dans sa véritable acception ; notre oeuvre, toute sociale, toute française, point du tout politique, a pour but de soustraire aux passions le principe sauveur, qu'il est temps de remettre à sa véritable place dans une société chrétienne, au sommet de l'ordre social tout entier.
Source : Gallica

Eugène-Hubert de La Pierre Socialisme conservateur, essai de fraternité chrétienne et pratique… (1851)

Mais c'est insuffisant: il faut la pratiquer; nonseulement dans sa lettre, mais encore dans son esprit ; il faut remettre sous son égide les grands et nobles principes de fraternité, que la révolution lui a volés pour, en faire le pavillon honorable qui couvre une marchandise honteuse. Nous qui sommes chrétiens, nous qui sommes conservateurs, nous qui n'avons marchandé ni nos veilles ni notre sang pour combattre la démagogie, reprenons-lui donc notre étendard. C'est le Christ lui— même qui a dit :« Aimez-vous et secourez-vous les uns les autres.»
Source : Gallica

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