Frédéric Curnillon

Résumé

Frédéric Curnillon La France héritière (1842)

C'est alors que les gouvernemens perdent toute pudeur, comme il arrive le plus souvent aux hommes ruinés par leurs fautes. N'a-t-on pas vu, sur la fin du règne de Louis XIV, ce roi, pressé par le besoin d'argent; mettre un impôt sur les baptêmes et sur les mariages : impôt odieux qui amena les pauvres à se marier et à baptiser leurs enfans eux-mêmes. Cet impôt fit naître, des séditions : voilà le fruit des mauvais impôts, et c'est sous un grand roi, sous un monarque si vanté, que le peuple succombe sous des impôts aussi déplorables.
Source : Gallica

Frédéric Curnillon La France héritière (1842)

Cet impôt sur les successions est d'autant plus acceptable qu'il ne peut nuire à personne, ni à l'agriculture, ni à l'industrie. Point d'huissiers, point de poursuites d'aucune espèce, nulles entraves ; c'est l'impôt de nature. La mort se charge de le prélever sur l'un et l'autre sexe et à tout âge : c'est une source intarrissable d'or qui coule sans cesse, l'Etat n'a qu'à tendre la main et le recevoir.
Mes chers compatriotes, ce projet de loi sur les successions que je vous propose et que vous saurez apprécier, ne vient pas de moi
Source : Gallica

Frédéric Curnillon La France héritière (1842)

Je vous parlerai aussi des pauvres, des vieillards, des orphelins, des incurables, des insensés, des invalides de la guerre; enfin, de cette cohorte d'êtres malheureux et souffrans, qui réclament au nom de Dieu les secours de la patrie et de leurs frères. Je plaiderai avec vous la sainte cause de l'humanité. Si les gouvernans ont leurs créatures ; si les rois ont leurs favoris, le peuple a aussi les siens, qui sont les malheureux. Les riches et les heureux de la terre s'en tiennent trop éloignés pour les bien secourir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature