Frédéric Curnillon, La France héritière (1842)
“ C'est alors que les gouvernemens perdent toute pudeur, comme il arrive le plus souvent aux hommes ruinés par leurs fautes. N'a-t-on pas vu, sur la fin du règne de Louis XIV, ce roi, pressé par le besoin d'argent; mettre un impôt sur les baptêmes et sur les mariages : impôt odieux qui amena les pauvres à se marier et à baptiser leurs enfans eux-mêmes. Cet impôt fit naître, des séditions : voilà le fruit des mauvais impôts, et c'est sous un grand roi, sous un monarque si vanté, que le peuple succombe sous des impôts aussi déplorables. ”
