Résumé

Voix au peuple. Premiers accents… (1849)

Mais, Seigneur, qui suis-je, et qui voudra m'écouter ?
Tu es une voix qui doit crier : Rendez droit le chemin de Dieu. Homme du peuple, tu dois te consacrer au service du peuple. Remplis dignement cette mission, et, simple voix, tu trouveras partout des échos; et peut-être un jour te sera-t-il permis de te rendre le témoignage d'avoir coopéré, selon l'étendue de tes forces, au retour du règne du Christ, de ce règne qui n'est autre, jamais que celui de la justice, de la charité et de la liberté.
Source : Gallica

Voix au peuple. Premiers accents… (1849)

Puis, j'aime la France et toutes ses grandeurs. — Et le sort de la France et de ses grandeurs quel sera-t-il dans l'avenir.
A ce dernier signe, frères, reconnaissez-moi. — Oui! je suis du peuple, puisque j'aime avec passion notre belle patrie et que je me préoccupe vivement de sa gloire. — Je suis du peuple! — Je le répète et je m'en glorifie. — C'est le titre qui me donne le droit de vous parler. — Refuserez-vous de me prêter attention.
Oh! je le sais, je ne suis qu'une voix et une voix ignorée encore.
Source : Gallica

Voix au peuple. Premiers accents… (1849)

Or, cette belle charité, qui nous fait aimer nos semblables autant que nous, ne produit-elle pas par là même la justice, l'égalité? Et la justice, l'égalité entre tous, qu'est-ce donc sinon la liberté? — Aussi, l'Evangile à la main, ne craignons-nous pas de le dire : — La liberté ! c'est le bien que nous tenons de Dieu notre Père ; — c'est la portion d'héritage que la loi du ciel nous défend d'aliéner; — c'est notre bonheur; — c'est notre vie; — c'est ce que le Christ, quand il a voulu nous le rendre, n'a pas cru trop payer du prix de tout son sang.
Source : Gallica

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