Résumé

Isidore Mullois Confiance ! il y aura du pain pour tous… (1854)

L'injustice révolte votre âme, est-ce que les riches n'ont pas une âme aussi ? Est-ce qu'ils n'ont pas un coeur aussi, pour sentir l'ingratitude? — Si la charité n'est plus facile, le pauvre pâtira, le vieillard languira dans l'indigence, la triste mère n'aura rien à donner à ses pauvres petits enfants qui grelottent et qui lui demandent du pain. La misère sera dans les familles, la faim dans les poitrines, et vous en aurez été la cause, vous qui êtes bons, qui n'aimez pas à voir souffrir.
Source : Gallica

Isidore Mullois Confiance ! il y aura du pain pour tous… (1854)

Et quand cette patrie souffre, au lieu de la consoler, de faire un appel à la charité, au lieu de dire à tous : Mes amis, l'année est pénible, courage, entr'aidons-nous; ils sèment la discorde et la haine entre les frères, par leurs accusations ; ils exploitent la misère et semblent dire : Bon! voilà la France malheureuse, profitons de sa détresse pour diviser ; vite qu'on se querelle, qu'on se déchire, excitons les classes les unes contre les autres; il n'est pas bon que la France soit calme et prospère, nous n'aurions plus de prétexte pour accuser. Est-ce là de la bonne fraternité?
Source : Gallica

Isidore Mullois Confiance ! il y aura du pain pour tous… (1854)

Le blé est cher, le commerce ne va pas, votre femme est malade, votre habit est percé : ce sont eux, c'est sûr. Il y avait même de leur fait dans le choléra. Les femmes riches le portaient dans de petits flacons dorés et les prêtres entre les feuillets de leur bréviaire. Il n'est pas même bien certain qu'il n'y ait quelque damnable connivence contre eux et les chenilles, les charançons, la maladie des pommes de terre, de la vigne, le diable et toute sa suite ; ils n'est sorte d'infernale ruse qu'ils n'emploient pour tourmenter et affamer le pauvre peuple.
Source : Gallica

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