Résumé

Apiau,  Le peuple et la bourgeoisie (1848)

“ En ce moment paraît un homme de génie. Il arrache la France à l'anarchie, et la relève dans la boue et dans le sang. Que de malheurs devaient succéder à ce bienfait ! que de revers étaient réservés à cette nation, qui préféra la gloire à la liberté!... Le sacrifice en fut d'abord peu senti par un peuple fier de promener son drapeau victorieux dans toutes les capitales de l'Europe. Mais il lui fallut ensuite expier ses triomphes, et, chose étrange, c'est que la perte de cette même liberté frappa plus tard le trône du plus puissant monarque. ”
Source : Gallica

Apiau,  Le peuple et la bourgeoisie (1848)

“ N'a-t-il pas un corps comme le nôtre, et ne peut-il dès-lors être admis aux mêmes avantages? N'est-ce pas de ses rangs que sont sortis et les savants qui ont illustré la France, et les grands capitaines qui l'ont couverte de gloire? N'est-ce pas grâce à son courage qu'elle est placée au rang des premières nations de l'Europe? Sachez que dans la poitrine de l'artisan , sous le vêtement grossier du laboureur, il y a un coeur généreux et de ce sang qui fait les héros, les hommes d'honneur et de génie. ”
Source : Gallica

Apiau,  Le peuple et la bourgeoisie (1848)

“ Il n'y aura de flétris que les paresseux et les fripons. Vous comprendrez vos devoirs, mais aussi vos services. Les capitaux,sans vous, pourraient-ils fonctionner? Vous aurez le droit, sinon le pouvoir, d'acquérir, parce que ce pouvoir, qui constitue la capacité, ne relève que de la Providence. Avec du génie, vous obtiendrez des capitaux; avec des capitaux, vous pourrez vous enrichir. Mais, vous l'avez vu, la fortune n'est pas le bonheur, et si vous en êtes privés, vous n'avez ni le souci de la perdre, ni l'ambition de l'augmenter. ”
Source : Gallica

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