Résumé

Collectif Les Français peints par eux-mêmes

Le gorret à la pâte, que nous avons choisi pour l’un de nos types et que M. Meissonier, ce jeune peintre du plus bel avenir, a reproduit avec une vérité rare, appartient à une berloque de boueux, c’est-à-dire à une boutique de bottier.
Soit gorret ou apprenti, celui-ci a une vénération et une crédulité sans bornes à l’égard et au service de son maître.
Il écoute.
Il acquiesce.
De son côté le gniaffe ne fera pas une lisse sans la passer à sa galerie. « Regarde-moi ça, » dit-il. Et dans ce regarde-moi ça ! il y a tout un monde de satisfaction et de noble orgueil.
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Au lieu d’une vie à l’écart et ténébreuse, c’est le plein soleil que cette autre recherche ; c’est la foule, c’est le passage, c’est le sable mouvant ! Le carreleur (cordonnier rustique et ambulant) qui prend des goûts sédentaires, le semainier sur ses vieux jours ; le gniaffe vulgaire, mais hors d’âge et décrépit, fournissent le plus souvent le sujet en question, j’entends le gniaffe à échoppe, le savetier.
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Ainsi que pour le croque-mort, comme nous venons de le voir, il y a pour l’administration de bons et de mauvais morts, de bons temps et des mortes-saisons. Les mortes-saisons toutefois ne sont pas celles où l’on meurt, mais bien celles où l’on ne meurt pas, ou du moins où l’on ne meurt guère. Un bon temps, c’est quand le mort donne ; cependant pas à l’excès. Quand le mort donne avec trop d’enthousiasme, cela devient désastreux.
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