Fumeterre

Définition et enjeux

Alexandre Ysabeau,  Connaissance et description botanique des plantes usuelles… (1878)

“ Si la Fumeterre n'était pas commune partout en Europe, à l'état de mauvaise herbe dans les champs et dans les jardins, et qu'elle fût importée d'un pays lointain dans nos parterres, elle y tiendrait un rang des plus distingués comme plante d'ornement, par l'élégance de son feuillage et de ses épis redressés, de fleurs tantôt violacées, tantôt d'un blanc teinté de rose, avec une tache de pourpre foncé. Le suc exprimé de la fumeterre pilée à l'état frais est souvent prescrit aux enfants faibles et à ceux qui sont atteints de maladies de la peau. ”
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud,  Contes du Dr Sam, par S.-Henry Berthoud (1866)

“ Il y a des plantes parasites, qui ne vivent que parmi les plantes cultivées et à leurs dépens, comme certains chardons, la dauphinelle ou le pied d'alouette, dont les fleurs forment un véritable bouquet, et la fumeterre, qui emprunte son non (fumée de terre) du goût âcre et amer, semblable à celui de la suie, que ses feuilles laissent sur les lèvres. Une espèce de fumeterre — et c'est la plus commune — ne cesse pas, durant huit mois de l'année, de produire des fleurs blanchâtres. ”
Source : Gallica

Oscar Réveil,  Flore médicale usuelle et industrielle du XIXe siècle… (1887)

“ USAGES. - Les médecins anciens, tels que Galien, Oribase, Aétius, Avicenne, Mésué, regardaient la fumeterre comme tonique, fondante, dépurative; ils l'administraient dans la débilité des voies digestives, l'ictère, les engorgements des viscères abdominaux, dans les affections scrofuleuses, cutanées et scorbutiques, etc. Les modernes, comme Gilibert, Pinel, Sprengel, Strandberg, Hoffmann, ont constaté son efficacité incontestable dans les scrofules et les maladies cutanées. On a certainement beaucoup exagéré les effets de la fumeterre contre les vers intestinaux et contre la lèpre. ”
Source : Gallica

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