Henri Villain

Résumé

Henri Villain,  Le Monde souterrain (1881)

“ Il est difficile de se représenter le spectacle magnifique de ces vastes carrières. Les bancs de sel, blanc et transparent, ont tout l'éclat du cristal de roche, tandis que d'autres parties, colorées -en bleu, en rouge, ou mélangées d'argiles grisâtres, donnent, aux flancs abruptes, aux déchirures, aux pointes et aux crêtes saillantes de cette masse imposante, l'aspect d'une montagnes de pierres précieuses qui surpasse en éclat tout ce que, dans leurs descriptions, l'imagination des Orientaux se plaît à nous raconter sur les demeures des fées et des génies. ”
Source : Gallica

Henri Villain,  Le Monde souterrain (1881)

“ A l'ombre des petites chaînes calcaires, inégales, ramifiées, abondantes en sources, qui coupent la Grèce et l'Italie ; dans ces charmants vallons, riches de tous les produits de la nature vivante, germèrent la philosophie et les arts. C'est là que l'espèce humaine a vu naître les génies dont elle s'honore le plus, tandis que les vastes plaines sablonneuses de la Tartarie et de l'Afrique, ont longtemps réduit leurs habitants à l'état de pasteurs errants et farouches. ”
Source : Gallica

Henri Villain,  Le Monde souterrain (1881)

“ Partout, dans la campagne, s'ouvrent les orifices des puits souterrains ou les abîmes béants de vastes excavations à ciel ouvert. Les puits sont couronnés de gigantesques roues à chevilles, au moyen desquelles une grappe d'hommes, les pieds sur les chevilles, fait remonter, par un câble qui s'enroule sur l'arc de la roue, les masses détachées sous terre. Ce genre d'exploitation prête à la campagne un aspect original et vraiment étrange.
Tous les bancs dont on voit la coupe sur les parois de la carrière ne sont pas exploités.
”
Source : Gallica

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