Adolphe Badin

Résumé

Adolphe Badin Grottes et cavernes (1867)

Rien ne saurait rendre la beauté de cette grotte, lisons-nous dans un recueil déjà cité, lorsque la flamme des torches jette une lueur incertaine sur ces sombres voûtes, d'où pendent çà et là de longues stalactites ; l'eau tranquille et noire (car il y a dans cette vaste caverne un grand lac souterrain qui n'a pas moins
de cent mètres de longueur) sur laquelle glisse la barque, ce silence profond, interrompu seulement par les petits cris des chauves-souris effrayées qui se détachent de la voûte, impressionnent vivement l'imagination.
Source : Gallica

Adolphe Badin Grottes et cavernes (1867)

Tout autre que l'intrépide jeune homme serait mort de peur. Sans rien perdre de son sang-froid, il se fit une sorte de crochet avec l'anneau de sa lanterne, en se servant de ses dents comme d'un outil, puis, plaçant le pied à l'extrémité d'une pierre suspendue au-dessus de l'abîme, il allongea le bras, atteignit la corde flottante dans l'espace et réussit à la ramener à lui ; il eut soin cette fois de la fixer solidement au rocher ; cette précaution prise, il continua son exploration comme s'il ne venait pas de courir le danger le plus effrayant.
Source : Gallica

Adolphe Badin Grottes et cavernes (1867)

Cette grotte est aussi remarquable qu'elle est fameuse ; il est impossible de ne pas éprouver, en y pénétrant, un profond sentiment de saisissement et d'admiration.
La régularité de tout ce qu'on voit, lisons-nous dans le Magasin pittoresque, est telle, qu'il est difficile de ne pas croire d'abord que l'on entre dans un édifice taillé par la main de l'homme. Une large voûte, qui s'élève dans une proportion élégante, des colonnes droites, des angles rentrants et saillants dont les arêtes sont d'une extrême pureté, tout persuade que le ciseau d'artistes habiles s'y est exercé
Source : Gallica

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