Édouard-Alfred Martel,
Le gouffre et la rivière souterraine de Padirac…
(1901)
“ « Ç'a été trop dur! » déclare Gaupillat ; et Armand, qui jamais ne fait d'objection, même dans les plus pénibles manoeuvres, ajoute cette fois avec conviction : « Oui ! tout de même un peu! » Je ne suis pas sans appréhension sur les 80 mètres d'échelles qui nous restent encore à gravir : l'escalade du puits du Gour achève de nous briser les membres, mais la vue du ciel bleu, si beau à retrouver après vingt-trois heures d'obscures cavernes, les voix qui nous hèlent d'en haut, le retour à la vie enfin, nous donnent le dernier souffle nécessaire, et à quatre heures nous sommes tous sur terre. ”
