Résumé

Portrait de Édouard-Alfred Martel Édouard-Alfred Martel Rapport sur l'exploration souterraine hydrologique des Pyrénées en 1908 (1910)

A l'instar du troupeau, nous délogeons les mottes de terre qui engorgent la perte du ruisseau; des pierres viennent avec, de plus en plus grosses, et, en une demi-heure, nous agrandissons le trou, au bas duquel l'eau tombe avec bruit; c'est assurément un abîme en formation, administrant la preuve formelle de nos idées sur ce sujet. Prouvant aussi combien la tonte du sol par le mouton accélère l'enfouissement des eaux en montagne calcaire, car si nous n'avons pas élargi le trou suffisamment pour y descendre nous-même, du moins sommes nous parvenus à y engloutir le ruisseau tout entier.
Source : Gallica

Portrait de Édouard-Alfred Martel Édouard-Alfred Martel Rapport sur l'exploration souterraine hydrologique des Pyrénées en 1908 (1910)

Il faudrait des semaines pour en établir la topographie dépourvue d'intérêt: c'est un réseau de fissures entrecroisées, hachant la roche calcaire et par où se sont opérées, innombrables, les fuites d'eaux de la grotte supérieure, sollicitées par le drainage de la rivière souterraine. Celui qui entreprendra ce labeur de taupe et de bénédictin à la fois y perdra son temps et sa peine, sans plus! A moins qu'un hasard, toujours éventuel sous la terre, ne lui révèle un trou d'accès à d'autres excavations ignorées!
Source : Gallica

Portrait de Édouard-Alfred Martel Édouard-Alfred Martel Rapport sur l'exploration souterraine hydrologique des Pyrénées en 1908 (1910)

Nous abordons alors dans un couloir, dont les parois ont plus de 3oo mètres et se rapprochent encore, à tel point que vers le sommet elles se touchent presque; un gros bloc de quelques mètres cubes est resté pincé entre elles; la paroi de gauche surplombe; un jour verdâtre glisse sur les parois humides et glauques; le spectacle devient à la fois terrifiant et sublime; on ne sait plus si l'on est dans une rivière souterraine ou dans un canon; l'obscurité est presque complète, l'impression est absolument indescriptible.
Source : Gallica

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