Édouard-Alfred Martel,
Rapport sur l'exploration souterraine hydrologique des Pyrénées en 1908
(1910)
“ A l'instar du troupeau, nous délogeons les mottes de terre qui engorgent la perte du ruisseau; des pierres viennent avec, de plus en plus grosses, et, en une demi-heure, nous agrandissons le trou, au bas duquel l'eau tombe avec bruit; c'est assurément un abîme en formation, administrant la preuve formelle de nos idées sur ce sujet. Prouvant aussi combien la tonte du sol par le mouton accélère l'enfouissement des eaux en montagne calcaire, car si nous n'avons pas élargi le trou suffisamment pour y descendre nous-même, du moins sommes nous parvenus à y engloutir le ruisseau tout entier. ”
