Le pacage désigne, dans un contexte agricole ou pastoral, l’usage des terres pour le pâturage des animaux, mais il s’inscrit aussi dans des réflexions plus larges sur l’organisation des espaces, la coexistence entre humains et animaux, ou encore les symboles religieux de paix. Dès le XIXe siècle, des auteurs comme André Mouravieff évoquent le pacage dans une perspective spirituelle, en le liant à la résurrection et à la victoire divine, tandis que Pierre Louis Coeur le relie à des enjeux sociaux et militaires.
Collin de Plancy, quant à lui, le place dans une vision apologétique de la guerre sainte. Ces approches variées révèlent une tension entre utilisation pratique des sols et significations symboliques ou morales, illustrée par les textes de Charles Lévêque ou Michel André. La notion de pacage apparaît ainsi comme un miroir des rapports humains à la nature et à la divinité, à travers des discours qui oscillent entre le pastoralisme et le sacré.