Édouard Gorges

Élements biographiques

Édouard Gorges Revue de l'exposition universelle… (1855-1856)

La soie, c'est ce qu'il y a de poétique et de charmant dans la vie ; C'est l'amour qui se glisse furtivement sous les plis d'un ruban tombé du corsage, ou cueilli dans la coiffure ; C'est le courage du soldat, la patience du savant, l'intelligence de l'écrivain, le génie de l'inventeur, le talent de l'artiste, ce qu'il y a de beau, de grand, de rare et de précieux dans le monde, qui se trouve glorieux et triomphant, quand on lui permet de coudre à sa boutonnière un petit bout de ruban rouge.
Source : Gallica

Édouard Gorges Les Merveilles de la civilisation… (1856)

Quand on a nom M. Ingres, quand on a eu pendant cinquante-quatre ans les éloges du public, les faveurs de tous les gouvernements, quand on est devenu, par sa palette, membre de l'Institut, commandeur de la Légion d'honneur et patriarche de la peinture, il est imprudent, peut-être, d'oser affronter la rude et terrible épreuve d'une exposition universelle et rétrospective.
Quand on a fini sa tâche, accompli son œuvre, quand le jour baisse à l'horizon, mieux vaut fermer les yeux et s'endormir doucement dans la croyance de sa gloire et de son immortalité.
Source : Gallica

Édouard Gorges Les Merveilles de la civilisation… (1856)

Hélas ! en France, la tabatière se meurt, la tabatière est morte. Quel dommage pourtant! on en faisait de si jolies autrefois!
Tout le monde avait sa boîte, en buis, en feutre, en corne, en grès, en étain, en or, en argent, en platine, en ivoire; — peintes, émaillées, niellées, sculptées et fouillées avec un goût exquis.
Il y avait des boites enrichies de diamants, de rubis; ou d'émeraudes.
Le cadeau le plus gracieux, le plus flatteur que pût faire un roi, c'était son portrait incrusté sur le couvercle d'une tabatière, et entouré d'une auréole de brillants.
Source : Gallica

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