Résumé

Édouard Gorges Les Merveilles de la civilisation… (1856)

Est-ce le commerce? — Non, le commerce est une industrie essentiellement parasite, ne vivant que des produits de l'industrie. Sont-ce les fabriques ? - Non, car les manufactures ne sont alimentées que par l'agriculture : l'agriculture, voilà, la cause première, nécessaire, indispensable, de toute richesse, de toute prospérité nationale : — voilà la base du commerce, de l'industrie, de la civilisation !
Cherchez alors les produits et les instruments agricoles à l'Exposition universelle.
Source : Gallica

Édouard Gorges Les Merveilles de la civilisation… (1856)

N'en serait-il pas de l'unité en peinture comme de l'unité de temps et de lieu au théâtre?
Seulement son amour pour l'uniforme français a peut-être entraîné le peintre au delà de son intention : l'intérêt manque à cette toile, parce qu'il n'y a pas de lutte, pas de résistance, pas de bataille ; on compte à peine une demi-douzaine d'Arabes contre soixante Français; la partie n'est pas égale.
Avouons, pour rester dans le vrai, que la couleur de M. Horace Vernet est aussi fausse, aussi mauvaise que son crayon est spirituel et original.
Source : Gallica

Édouard Gorges Les Merveilles de la civilisation… (1856)

Hélas ! en France, la tabatière se meurt, la tabatière est morte. Quel dommage pourtant! on en faisait de si jolies autrefois!
Tout le monde avait sa boîte, en buis, en feutre, en corne, en grès, en étain, en or, en argent, en platine, en ivoire; — peintes, émaillées, niellées, sculptées et fouillées avec un goût exquis.
Il y avait des boites enrichies de diamants, de rubis; ou d'émeraudes.
Le cadeau le plus gracieux, le plus flatteur que pût faire un roi, c'était son portrait incrusté sur le couvercle d'une tabatière, et entouré d'une auréole de brillants.
Source : Gallica

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