Résumé

Le Palais de l'industrie, 1855-1875… (1875)

Mais les édifices de cette nature vieillissent vite à notre époque, et lequel a vu, en aussi peu d'années que celui-ci, se succéder dans son enceinte autant de spectacles et d'événements, des plus utiles et des plus - beaux comme aussi des plus tristes et des plus funestes? Et croyez-vous que le malheur ne mûrisse pas les pierres tout comme les hommes?
Donc, pour n'avoir que vingt ans d'âge, le Palais de l'Industrie est loin d'être un conscrit : il a subi le feu de la guerre, et, pendant la paix, il a fourni une carrière mémorable.
Source : Gallica

Le Palais de l'industrie, 1855-1875… (1875)

Mai a ramené l'époque habituelle du Salon. Mais ce n'est ni de tableaux, ni de statues, ni de paisibles visiteurs que, ce printemps, est peuplé le Palais. Ses échos résonnent de bruits de guerre ; les insurgés de la Commune encombrent ses galeries de canons et de chevaux. Et bientôt, au moment même où, chaque année, la fête des arts est dans toute sa splendeur, les boulets de la révolte vont tomber, en grondant, sur l'édifice, briser les vitres du dôme et détruire à moitié la statue de la Patrie qui dominé l'entrée principale.
Source : Gallica

Le Palais de l'industrie, 1855-1875… (1875)

Quand la jalousie s'allume une fois entre les peintres, elle surpasse encore celle des poètes.
Les peintres d'histoire se placent au-dessus des autres peintres qu'ils appellent peintres de genre.
La peinture dans le siècle dernier semblait n'appartenir qu'à l'Eglise et aux rois ; elle ne travaillait que pour les temples et les palais ; voilà pourquoi les peintres d'histoire sont encore orgueilleux et veulent tenir le premier rang. Il leur est dû toutefois quand ils ont marié à la belle exécution le choix d'un sujet noble et intéressant.
Source : Gallica

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