Résumé

L'album de l'exposition illustrée… (1867)

Le soleil fait ses efforts pour percer la coupole de vapeurs qui s'étend sur Paris; les nuages s'élèvent un instant et se perdent dans le bleu.
Mais, devant le spectacle qui s'offre à sa vue, l'astre du jour recule épouvanté; il voile sa face, et les vents déchainés, combattant avec l'averse, se rient des parapluies et arrosent les jambes des visiteurs.
La journée du Lundi, 8 avril, aura sa place marquée dans l'histoire de l'Exposition universelle. Le prix des places était réduit à un franc, et le Palais du Champ-de-Mars s'ouvrait enfin aux flots de populaire qui devaient l'envahir.
Source : Gallica

L'album de l'exposition illustrée… (1867)

Pour que l'Italie reprenne aujourd'hui sa place dans la hiérarchie de la civilisation, elle a fort à faire ; beaucoup à apprendre, beaucoup à oublier.
La musique qu'aime l'Italie est celle qui va aux sens et s'y arrête, celle dont Stendhal disait : « Dans la musique, les deux tiers au moins du plaisir sont physiques. » Une sensation agréable, voluptueuse, voilà ce que l'Italie demande au compositeur, à l'orchestre, à la voix. Se placer à un autre point de vue pour juger la musique italienne, c'est se condamner d'avance à des déclamations puériles.
Source : Gallica

L'album de l'exposition illustrée… (1867)

Deux bateaux sont en présence; ils se coudoient, ils se hèlent, ils cherchent à se dépasser. Le capitaine y met quelque amour-propre; on chauffe à tout casser; on défonce des barils d'huile et de goudron qu'on jette sur le foyer ardent. La machine entre en convulsions; le navire tout entier se disloque dans une trépidation surhumaine; les passagers sont enchantés; les dames rient et caquettent; chacun se frotte les mains. Que parlez-vous de danger? De quoi voulez-vous qu'ils aient peur, ces braves Yankees? De la vapeur, leur servante? De cette eau de rivière qu'ils chauffent avec leur charbon?
Source : Gallica

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