Résumé

Eugène Caustier Les entrailles de la terre (3e édition… (1910)

Dans les pays de mines de charbon, c'était le noir ; dans les pays de carrières, c'est le poudroiement de poussières grises au-dessus des trous béants. Dans les houillères, la bataille se livre dans les ténèbres ; ici elle se fait au grand jour, au trop grand jour même, car si le mineur,
dans la nuit éternelle, sent parfois le frisson de la mort, le carrier, lui, dans son arène que le soleil transforme en fournaise, sent se calciner ses tissus sur le rocher brûlant, ce pendant qu'une fine poussière vient racler son gosier.
Source : Gallica

Eugène Caustier Les entrailles de la terre (3e édition… (1904)

De quelque côté que nous tournions nos regards, nous voyons l'homme redoubler d'efforts pour arracher des entrailles de la terre les richesses métalliques qu'elles recèlent. Nous ne sommes, en réalité, ni à l'âge d'or ni à l'âge de fer, mais plus exactement à l'âge métallique, tant est grande l'ardeur de la recherche des métaux devenus indispensables aux exigences de la vie moderne.
Depuis l'apparition de l'homme sur le globe, chaque progrès réalisé dans l'emploi du métal a marqué une étape dans la marche de l'humanité.
Source : Gallica

Eugène Caustier Les entrailles de la terre (3e édition… (1904)

Le noir labeur de la houille et du fer a fini par donner à cette contrée un aspect farouche, rappelant ces cercles dantesques que la foudre a brûlés et qu'aucune fleur ne décore plus. Les hautes cheminées des usines et des fosses hérissent le sol comme d'une monstrueuse végétation, et les panaches de deuil qui les coiffent laissent retomber sur la terre un linceul de suie qui chaque jour s'épaissit. Sous ce déluge de charbon, l'air s'assombrit, et le soleil lui-même demeure impuissant à chasser les nuages d'encre.
Source : Gallica

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