Gaston Tissandier,
La houille
(1869)
“ Le rouge de fuchsine n'est pas moins brillant que la fleur dont il a tiré son nom, et, quand on a sous les yeux les écheveaux de soie que l'ouvrier vient de teindre avec ces substances si étonnantes, on croirait voir briller les mille rayons colorés qui s'échappent d'un parterre de fleurs. L'arc-en-ciel n'est pas plus pur, et la variété des nuances qu'on y peut compter n'est pas supérieure à celles du goudron de houille; l'émeraude ne jette pas des feux plus veloutés que le ruban de soie teint au vert-lumière; le plus beau saphir ne fait point pâlir le bleu d'aniline. ”
