Gaston Tissandier

Gaston Tissandier

La houille (1869)

Résumé

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier La houille (1869)

Le rouge de fuchsine n'est pas moins brillant que la fleur dont il a tiré son nom, et, quand on a sous les yeux les écheveaux de soie que l'ouvrier vient de teindre avec ces substances si étonnantes, on croirait voir briller les mille rayons colorés qui s'échappent d'un parterre de fleurs. L'arc-en-ciel n'est pas plus pur, et la variété des nuances qu'on y peut compter n'est pas supérieure à celles du goudron de houille; l'émeraude ne jette pas des feux plus veloutés que le ruban de soie teint au vert-lumière; le plus beau saphir ne fait point pâlir le bleu d'aniline.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier La houille (1869)

Bans les États-Unis, à Bristol et à Middlesex, des effluves de gaz enflammé s'échappent des lacs, des rivières et des fissures du sol ; quand la campagne est couverte de neige, quand l'eau est protégée par un manteau de glace, rien n'est plus imposant que le spectacle de la combustion des vapeurs de pétrole; la flamme, emportée par la brise, glisse à la surface des glaçons ; elle se promène sur les campagnes de neige, elle s'élance en gerbes lumineuses, et l'observateur, rempli d'émotion, peut assister à la plus splendide des illuminations de la nature.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier La houille (1869)

L'autre gaz de l'air, l'oxygène, a au contraire toutes les propriétés actives de l'atmosphère quand il est isolé, quand il est séparé de l'azote : les flammes qu'on y plonge brûlent avec un éclat extraordinaire, et les animaux qui le respirent semblent vivre avec plus d'activité. C'est l'oxygène qui se combine avec le fer et transforme ce métal en oxyde ou en rouille, c'est lui qui entretient notre vie à tous; dans l'air, comme il est mélangé à un gaz inerte, il agit avec moins d'énergie que lorsqu'il est isolé
Source : Gallica

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