Maxime Du Camp,
L’Éclairage à Paris
“ Nous n’en sommes plus là : quoiqu’il y ait encore plus d’un malfaiteur à Paris, nous pouvons nous promener la nuit sans fusil sur l’épaule. Nos boulevards, nos quais, nos rues, nos ruelles, — encore trop nombreuses, — s’illuminent presque instantanément dès que le crépuscule s’assombrit. Les mille constellations qui brillent au sommet de nos candélabres ne valent pas la lumière du soleil, que Du Bartas appelait « le grand-duc des chandelles, » mais elles projettent du moins des lueurs rassurantes et donnent à la ville une sécurité que les temps anciens n’ont point connue. ”
