Adrien-Joseph de Valois d'Orville

Résumé

Adrien-Joseph de Valois d'Orville Les lanternes : histoire de l'ancien éclairage de Paris (1854)

Plaise au magistrat bienfaisant, Qui règle cette ville immense, Paris, magasin d'abondance, Où notre sexe est plus plaisant Qu'en aucun endroit de la France Puisse-t-il plaire à mon seigneur, Que les demoiselles du monde, Qui se donnent autant d'honneur Qu'on en donne au bout d'une frond Se pourra-t-il, grand magistrat, Que votre humanité réponde Aux vœux ardents du tiers-état Des filles dont Paris abonde ?
Filles, c'est un sort si charmant, Avec quelque attrait du bien-être.
Plus d'une femme à sentiment, Est jalouse de le paroître, Moins pour l'époux que pour l'amant.
Source : Gallica

Adrien-Joseph de Valois d'Orville Les lanternes : histoire de l'ancien éclairage de Paris (1854)

L'invention, dit-il, d'éclairer Paris, pendant la nuit, par une infinité de lumières, mérite que les peuples les plus éloignés viennent voir ce que les Grecs et les Romains n'ont jamais pensé pour la police de leurs Républiques. Les lumières enfermées dans des fanaux de verre suspendus en l'air et à une égale distance sont dans un ordre admirable, et éclairent toute la nuit. Ce spectacle est si beau et si bien entendu qu'Archimède même, s'il vivait encore, ne pourrait rien ajouter de plus agréable et de plus utile.
Source : Gallica

Adrien-Joseph de Valois d'Orville Les lanternes : histoire de l'ancien éclairage de Paris (1854)

Vous, seigneur, dont l'âme est si belle, En placant ailleurs votre zèle, Par exemple, sur les filoux, Plus dignes de votre courroux Qu'une timide demoiselle, Humainement, ne pourriez-vous Sans reverbère, ni chandelle, Nous rendre les remparts plus doux, Ordonnant à la sentinelle De spéculer d'autres que nous, A moins qu'il n'arrive querelle
Source : Gallica

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