Marguerite Silvère, Reflets de guerre : août 1914-août 1915 (1916)
“ Dans la grand'salle, où glisse un clair-obscur bleuté Par l'étoffe d'azur qui masque les lumières, L'heure du couvre-feu doucement a tinté Et sur les yeux vivants s'abaissent les paupières. Ils dorment presque tous, comme de grands enfants, Par tant de soins touchants leur fièvre étant calmée, Et rêvent de retours, joyeux et triomphants, Au cher pays natal où les attend l'aimée. ”
