Paul Féval

Résumé

Paul Féval L’Homme de fer (1877)

Il fait de l’or : dans ce climat froid et triste, les orangers fleurissent à son commandement ; le soleil obéissant perce le brouillard pour mûrir ses vignes ; il a des bosquets de myrtes et des forêts de lauriers-roses. D’un geste, il fait jaillir de terre ces longs portiques de jaspe, ces propylées d’albâtre, ces longues colonnades de porphyre azuré qui semblent se confondre avec l’azur de ciel : il fait de l’or... il est le maître des hommes, messires, par l’or ; par l’or, nobles dames, il est le roi des cœurs. Que vaut l’univers, dites ; le comte Otto va l’acheter...
Source : Wikisource

Paul Féval L’Homme de fer (1856)

Le vent d'est amène la pluie au deuxième jour de marée. Le ciel se couvrait d'un voile épais, et, depuis le matin, c'était comme un déluge.
Les tentures de la basilique avaient été calculées pour une journée d'août, pleine de soleil et de lumière. On avait jeté d'un pilier à l'autre, tout le long de la nef, de belles draperies d'un rouge sombre, rehaussées d'or, au centre desquelles le collier de saint Michel était brodé en bosse; à la
voûte, une toile d'azur se parsemait de fleurs de lis d'or, qui, à ce firmament, semblaient des étoiles.
Source : Gallica

Paul Féval L’Homme de fer (1877)

Les chevaliers des Îles s’asseyaient autour de la table des festins. Le vin coulait dans le cristal et l’or. Il y avait autant de dames splendidement parées que de chevaliers. Toutes les têtes avaient une couronne ; toutes les lèvres un sourire.
Otto Béringhem, fier et beau comme un roi, tira l’épée et se mit à la tête de ses chevaliers. Jeannin, le bon écuyer, donna sur eux tête baissée, et la grande bataille commença.
Chaque fois que la voix du Maudit criait son appel magique : Airam ! Airam ! la voix du bon Jeannin s’élevait pour jeter vers le ciel le nom béni de la mère du Christ.
Source : Wikisource

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