Pierre Alexis Ponson du Terrail

Pierre Alexis Ponson du Terrail

Résumé

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Le filleul du roi. I, La belle provençale (1876)

Je tiens à ma peau tout comme un autre ; et si le duc savait nos petites affaires il me ferait rompre vif sans trop se soucier de ce que dirait le roi de France en apprenant comment il traite ses ambassadeurs.
Bourganeuf exhala un rugissement étouffé, mais il jura.
— Tiens-le toujours, dit Amalric à Scipio.
— Que voulez-vous donc encore, sang dieu ?
— Que vous répariez le mal que vous avez fait. La duchesse me croit coupable d'un honteux amour pour une bachelière. Ceci n'est point de son temps, il est vrai, mais que voulez-vous?... les femmes sont jalouses de tout, même du passé.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Le filleul du roi. I, La belle provençale (1876)

Si jamais il s'est trouvé sur vos pas un homme jeune, au cœur ardent, un homme qui a eu le temps de vous admirer et de vous deviner, infailliblement, cet homme vous a aimée. Si cet homme ne vous l'a pas avoué, c'est qu 'il était un sot ou un làche.
La duchesse, recula d'un pas, et Amalric se releva : — Madame, poursuivit-il, l'amour est le résultat de la fatalité, il ne se commande point, et l'avouer, non-seulement n'est pas un crime, mais c'est encore moins un attentat à la vertu, à l'honneur de la femme qui l'inspire, et au respect profond qu'on lui doit.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Le filleul du roi. I, La belle provençale (1876)

L'amour va vite dans la tête et le cœur d'un jeune homme de vingt-trois ans, lorsqu'il a entrevu, ne fût-ce que l'espace d'une minute, une femme aussi belle que l'était Isaure de la Tour-d'Aiguë, duchesse de Brancas.
L'écolier, bien que le mot n'en fût point inventé encore, passa une partie de la nuit à bâtir les plus merveilleux châteaux en Espagne qu'on puisse imaginer. Il voyait le duc mort, la duchesse vêtue de deuil et l'aimant, lui Amalric, et le roi Louis qui était tout-puissant, lorsqu'il le voulait, demandant sa main pour son bien-aimé filleul.
Source : Gallica

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