Comte Otto

Définition et enjeux

Paul Féval,  L’Homme de fer (1877)

“ Et ne croyez pas, reprit messire Olivier, baron d’Harmoy, que le comte Otto soit las ou rassasié des délices de sa vie. Le comte Otto fait de l’or. L’or est un philtre. On vit d’or. Le comte Otto a, depuis bien longtemps peut-être, l’âge où la barbe grisonne, où le cœur glacé ne bat plus ; la barbe du comte Otto ondule en anneaux soyeux plus noirs que le jais ; le cœur du comte Otto est toujours jeune, car vous avez vu aujourd’hui même la devise éblouissante de sa bannière ! ”
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Paul Féval,  L’Homme de fer (1877)

“ La nuit suivante, le comte Otto coiffa son casque et sortit de sa retraite tout seul. Il allait avoir seize ans.
Entre les deux plus hautes montagnes du Harz, le Hund et la Ziége, se creuse cette fente prodigieuse que les bûcherons appellent Teufelgau, la vallée du Diable.
Le comte Otto y vint, à minuit, avec une fiole et un livre. Il avait fiché son épée dans le tronc du dernier arbre de la forêt. Il ouvrit son livre : un voile sanglant cacha la lune.
Il versa sur la terre trois gouttes de la liqueur contenue dans la fiole : la terre trembla.
”
Source : Gallica

Paul Féval,  À la plus belle (1877)

“ Le comte Otto marchait sur un sol jonché d’or et de perles. Derrière lui, une troupe de nymphes exécutait des danses antiques. À gauche, une cage de fer contenait les malheureux petits enfants qu’on engraissait pour les hideux repas du monstre.
Autour de ce tableau, une foule immense et impatiente se massait. Il y avait trois grandes heures qu’elle était là, cette foule, grossie incessamment par de nouvelles recrues. Ceux qui arrivaient essayaient d’approcher et poussaient ; ceux qui tenaient la place contre-poussaient pour défendre leur position acquise.
”
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