Alfred-Auguste Ernouf, Maret, duc de Bassano, par le Baron Ernouf (1884)
“ Les rapports de tous les instants avec l'Empereur n'avaient aucun témoin: aucun ministre, aucun secrétaire n'y est jamais intervenu. De qui donc a-t-on appris que M. Maret ne combattait jamais les caprices d'un maître? Les Mémoires dictés par Napoléon à Sainte-Hélène ont fait connaître que, dans plusieurs circonstances fort graves, le ministre avait résisté. Napoléon lui avait dit, dès les premiers temps de sa puissance : «Je suis un homme à qui l'on peut tout dire; » et en effet, son ministre lui disait tout, mais avec les formes qui convenaient pour ne pas rendre la vérité odieuse. ”
