Résumé

Portrait de Louis XVIII Louis XVIII Correspondance inédite du Prince De Talleyrand et du roi Louis XVIII pendant le congrès de Vienne… (1881)

Il était incontestablement de l'intérêt de la France que l'Autriche, qui, par elle-même ou par des princes de sa Maison, devait posséder presque toute la haute et une partie de la moyenne Italie, ne pût pas dominer immédiatement ou médialement sur l'Italie entière. L'ambassade française devait donc, pour l'intérêt de la France; et toute acception de personnes à part, travailler à rétablir en Italie une influence qui, dans la situation de l'Europe telle qu'elle était alors, pût avoir et eût des points d'appui au dehors, et pût balancer l'influence de l'Autriche.
Source : Gallica

Portrait de Louis XVIII Louis XVIII Correspondance inédite du Prince De Talleyrand et du roi Louis XVIII pendant le congrès de Vienne… (1881)

Mais si le Luxembourg est donné à la Hollande et Mayence à la Bavière, si le Roi et le Royaume de Saxe sont conservés, et si la Russie ne passe point la Vistule, je n'aurai point d'objection à faire pour cette partie-là de l'Europe. » M. de Metternich m'a pris alors la main en me disant : « Nous sommes beaucoup moins éloignés que vous ne pensez ; je vous promets que la Prusse n'aura ni Luxembourg ni Mayence ; nous ne tenons pas plus que vous que la Russie s'agrandisse outre mesure; et quant à la Saxe, nous ferons ce qui sera en nous pour en conserver du moins une partie. »
Source : Gallica

Portrait de Louis XVIII Louis XVIII Correspondance inédite du Prince De Talleyrand et du roi Louis XVIII pendant le congrès de Vienne… (1881)

A Paris, me dit-il, vous étiez de l'avis d'un Royaume de Pologne; comment se fait-il que vous ayez changé? — Mon avis, Sire, est encore le même : à Paris, il s'agissait du rétablissement de toute la Pologne. Je voulais alors, comme je voudrais aujourd'hui, son indépendance. Mais il s'agit maintenant de tout autre chose; la question est subordonnée à une fixation de limites qui mette l'Autriche et la Prusse en sûreté. — Elles ne doivent point être inquiètes : du reste, j'ai deux cent mille hommes dans le duché de Varsovie ; que l'on m'en chasse.
Source : Gallica

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