Michel Masson,
Les contes de l'atelier. Série 2
(1840)
“ Non, le monde n'est pas aussi méchant que vous vous l'imaginez... On se dira : C'est une reconnaissance toute fraternelle qui les unit. Soyez sans crainte, Gabrielle, nous ne nous séparerons pas... votre réputation n'a rien à redouter de notre intimité, puisqu'aux yeux de tous, comme aux miens, je ne suis, je ne puis être pour vous qu'un frère. — Et qui croira cela? interrompit Gabrielle en étouffant un soupir; car son cœur avait éprouvé une sensation bien pénible au moment où Frédéric lui rappelait qu'il ne pouvait l'aimer que d'une amitié fraternelle.—Qui le croira? ”
